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DIK- -SEPTIÈME SIÈCLE. :
mi description 14 plus pompeuse et la aps fleuri de la figure -du dragon Pine . À
‘La têrre s en ‘ément, y air en est infecté, . *Le Sot qui r ‘porta recule épouragéé. .
s Saphoclé ‘est bien loin de cette dote bi déplacée et si
‘contraire à k vraisemblance ; il ve fait dire à Œdipe que des mots entrecoupés ; tout est douleur; c'est ‘plutôt un gémisre- :
ment ou un ori qu'un discours : « Hélas’ hélae? dit-it ,-tout est
"» éclairci. D lumière , je te vois maintenant pour la dernière
x fois. Hélas ! hélas! malheur à moi! Où suis-je, malheureux !
-à Cpmment est-ce que la voix, me manque tout à coùp ? O fur-
‘Fénelon :
.»'lune, où étes- vous allée? Maibeureux ” malhenreux : je res-
+ sens une cruelle fureur avec le souvenir de mes maux !. LE . » C'est ainsi que parle la° pafare quand elle succombe à la
donleur > jamais rien ne füt plps éloigné des phrases brillantes : du bel-esprit. Hercule ét Phioctéte parlent avéc la même dou-
leur vive et simple dans Sophocle. ». ” FENELON. .Voltaire essale de combattre ainsi cet avis si judicieux de
«.Il est indubitable- qu'il y a du taxe dans ce récit .
d'ailleurs si beau ; mais tout ce qui est dé trop se réduit à sept
‘où huit vers et à la dèscription du monstre qui est trop détail- | lée. 1} est d'ailleurs trés-naturel que Thésée, accablé d'abord
par la terrible nouvelle de la mort de son fils , veuille ensuité err apprendre -les circonstances et d'autant plus qu'elles sont
+. autant de prodiges, effet de la colère des dieux provoqués pat
ses imprécations. H n'est pas moins natürel que Théramène , :
| revenu de cette première. épouvante qu'if a dû éprouver, ra- & - conte toutes ces circonstauces avec toute l4 vivacité d'une {ma -
-glnation frappée des objets comme s'ils étaient présents; et
d'ailleurs le poëête a eu l'art d'animer le récit par les mouve-
‘ments, les exclamations'et lea interruptions dela doujenr.….
Le père'attend ée récit, et le public l'attend anssi. Fliéramène
… dait répundre ; on. lui demaude des détails , il eir doume. Quel
est le spectateur qui voudrait he pas les enteridre., et ne 'ECR
mort d'Hippolyte? qui voüdrait même. qu'oùr eu fetranchit -
‘quâtré vers ?-Ce n ‘est pas tà une vaine description d'une tem-
. pête.inmtile à da pièce’; cesn'est Pas. là nne:amplification mal
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F ‘écrite ; c'eat-la diction la plus pure et‘Jà plué iauchante ; enfu - | ‘c'est Racine, » On peut voir ici le respect religieux d'nn élève qui défend son maître; un adriratebr passiônné de la poésie,
qui crafndrait de perdre ua seul des beaux vers de Racine; mais
la-critique de Fénelon n'en reste pas moins fondée. , La Harpe, en‘soutebant avec Voltaire qu'il est naturel et même nécessare . ,] que Thésée s ‘informe dés circonstances de la mort de-sonfilé, et que Théramène satisfamse cette curiosité, ajoute : « Mais je : &
“’conyiens aussi que le-récit est'trop éfenüu et trop reel «ment ‘orné: Ji brille d’yù fuxe de poésie quelquefois déplacé : plus siuple et plus court ,.H eût été couforme aux régles du.
| théâtre. Tel qu'if est, c'est un des plus beaux morceaux de. ‘|, poéie descriptive qui soient"dahs notre langue. -C'est la seule °
fois que Racine s'est permis d'être plus poële qu'il re fatait,
[et d'une faute il a fait yn chef-d'œuvre ; où ne doit pas craindre : | quécet exemple soit contagieux. >, : -
Pour mieux sentir encore que le récit de Théramèoé ; ad nà
la ciréonstance , il faut lire, dansdé second livre de l' ‘Énéide,
l'épisode des deux serpents qui viennent elacer de leurs replis.
ét déchirer par decrüsles morsures ‘Laocoon et ses Kils. Vingt
. jouir du plaisir douloureux d'écouter les circonstances.de la *
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et.
- pas moins de. #oixante-seize vers , ést beapconp trop long dans : - ft
sépt vers pat suffi à Virgile pour. peindre le prodige et porter #4
au plus. haut degré la terreur et la pitié:
Sénèque ‘était loir de cette admirable concision , ui qui con- ‘e
sacre cent vinÿt vers au récit de Ya mort d' Hippulyie: £a lisant . tour à tour le récit de Sénèque et celui de Racine, êm les com- . parant.;on verra les beautés réelles qué Fami de Baileau 3 em- - pruntées’ au:poûte latin ; mais aussi les folles Sasérallons que es goût a judicieuséshent | refusé shoher “ tr
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