‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 608 sur 914 · AGO OO SEXE AE . . LS · texte numérisé non relu

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DIK- -SEPTIÈME SIÈCLE. :

mi description 14 plus pompeuse et la aps fleuri de la figure -du dragon Pine . À

‘La têrre s en ‘ément, y air en est infecté, . *Le Sot qui r ‘porta recule épouragéé. .

s Saphoclé ‘est bien loin de cette dote bi déplacée et si

‘contraire à k vraisemblance ; il ve fait dire à Œdipe que des mots entrecoupés ; tout est douleur; c'est ‘plutôt un gémisre- :

ment ou un ori qu'un discours : « Hélas’ hélae? dit-it ,-tout est

"» éclairci. D lumière , je te vois maintenant pour la dernière

x fois. Hélas ! hélas! malheur à moi! Où suis-je, malheureux !

-à Cpmment est-ce que la voix, me manque tout à coùp ? O fur-

‘Fénelon :

.»'lune, où étes- vous allée? Maibeureux ” malhenreux : je res-

+ sens une cruelle fureur avec le souvenir de mes maux !. LE . » C'est ainsi que parle la° pafare quand elle succombe à la

donleur > jamais rien ne füt plps éloigné des phrases brillantes : du bel-esprit. Hercule ét Phioctéte parlent avéc la même dou-

leur vive et simple dans Sophocle. ». ” FENELON. .Voltaire essale de combattre ainsi cet avis si judicieux de

«.Il est indubitable- qu'il y a du taxe dans ce récit .

d'ailleurs si beau ; mais tout ce qui est dé trop se réduit à sept

‘où huit vers et à la dèscription du monstre qui est trop détail- | lée. 1} est d'ailleurs trés-naturel que Thésée, accablé d'abord

par la terrible nouvelle de la mort de son fils , veuille ensuité err apprendre -les circonstances et d'autant plus qu'elles sont

+. autant de prodiges, effet de la colère des dieux provoqués pat

ses imprécations. H n'est pas moins natürel que Théramène , :

| revenu de cette première. épouvante qu'if a dû éprouver, ra- & - conte toutes ces circonstauces avec toute l4 vivacité d'une {ma -

-glnation frappée des objets comme s'ils étaient présents; et

d'ailleurs le poëête a eu l'art d'animer le récit par les mouve-

‘ments, les exclamations'et lea interruptions dela doujenr.….

Le père'attend ée récit, et le public l'attend anssi. Fliéramène

… dait répundre ; on. lui demaude des détails , il eir doume. Quel

est le spectateur qui voudrait he pas les enteridre., et ne 'ECR

mort d'Hippolyte? qui voüdrait même. qu'oùr eu fetranchit -

‘quâtré vers ?-Ce n ‘est pas tà une vaine description d'une tem-

. pête.inmtile à da pièce’; cesn'est Pas. là nne:amplification mal

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F ‘écrite ; c'eat-la diction la plus pure et‘Jà plué iauchante ; enfu - | ‘c'est Racine, » On peut voir ici le respect religieux d'nn élève qui défend son maître; un adriratebr passiônné de la poésie,

qui crafndrait de perdre ua seul des beaux vers de Racine; mais

la-critique de Fénelon n'en reste pas moins fondée. , La Harpe, en‘soutebant avec Voltaire qu'il est naturel et même nécessare . ,] que Thésée s ‘informe dés circonstances de la mort de-sonfilé, et que Théramène satisfamse cette curiosité, ajoute : « Mais je : &

“’conyiens aussi que le-récit est'trop éfenüu et trop reel «ment ‘orné: Ji brille d’yù fuxe de poésie quelquefois déplacé : plus siuple et plus court ,.H eût été couforme aux régles du.

| théâtre. Tel qu'if est, c'est un des plus beaux morceaux de. ‘|, poéie descriptive qui soient"dahs notre langue. -C'est la seule °

fois que Racine s'est permis d'être plus poële qu'il re fatait,

[et d'une faute il a fait yn chef-d'œuvre ; où ne doit pas craindre : | quécet exemple soit contagieux. >, : -

Pour mieux sentir encore que le récit de Théramèoé ; ad nà

la ciréonstance , il faut lire, dansdé second livre de l' ‘Énéide,

l'épisode des deux serpents qui viennent elacer de leurs replis.

ét déchirer par decrüsles morsures ‘Laocoon et ses Kils. Vingt

. jouir du plaisir douloureux d'écouter les circonstances.de la *

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et.

- pas moins de. #oixante-seize vers , ést beapconp trop long dans : - ft

sépt vers pat suffi à Virgile pour. peindre le prodige et porter #4

au plus. haut degré la terreur et la pitié:

Sénèque ‘était loir de cette admirable concision , ui qui con- ‘e

sacre cent vinÿt vers au récit de Ya mort d' Hippulyie: £a lisant . tour à tour le récit de Sénèque et celui de Racine, êm les com- . parant.;on verra les beautés réelles qué Fami de Baileau 3 em- - pruntées’ au:poûte latin ; mais aussi les folles Sasérallons que es goût a judicieuséshent | refusé shoher “ tr

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