ACTE I, SCÈNE Il
* JOSABETH. ‘ H ÉLAS ! d'état horrible où le Ciel me Poffrit Revient à toul moment effrayer-mon esprit.
En poignard à la main, l’implacable Athalie AU carnage animoit < ses barbares soldats ,
# Achab immolé dans le champ du pauvre Nabot , qu'il avait’. usurpé par le meurtre ; la reine Jézabel , complice et conscil- ‘
lère du crime, jetée par les fenétres de son palais, foulée aux
pieds des chevaux et dévorée par les chiens ; sa chair servant ”
de fifmiér à la terre , et tous ceux qui passent disant : « Est-ce là cette Jézahel ? » Quelle terrible lecon pour kes princes craels et pervers! et quelle menace pour-Athalie, qui, fidèle aux
exemples d'une mère, avait versé des flots de son propre sang : - pour s'assurer une Couronne :!: Racine donne ici des lettres de
noblesse aux termes les plus communs , tels que ceux de chevaux. de chiens, de pluie , et ils ont passé dans res vêrs à côté des mots les plus choisis de la laugue poétiqne ; on reconnait 1 ces hardiesses l'homme qui a dit dans le prologue o Esther:
Ft, confondent | orguell par d'augustes rcnies: & Baiser avec respect le ni de tes temples.
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