‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 612 sur 914 · ACTE I, SCÈNE Il · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE Il

* JOSABETH. ‘ H ÉLAS ! d'état horrible où le Ciel me Poffrit Revient à toul moment effrayer-mon esprit.

En poignard à la main, l’implacable Athalie AU carnage animoit < ses barbares soldats ,

# Achab immolé dans le champ du pauvre Nabot , qu'il avait’. usurpé par le meurtre ; la reine Jézabel , complice et conscil- ‘

lère du crime, jetée par les fenétres de son palais, foulée aux

pieds des chevaux et dévorée par les chiens ; sa chair servant ”

de fifmiér à la terre , et tous ceux qui passent disant : « Est-ce là cette Jézahel ? » Quelle terrible lecon pour kes princes craels et pervers! et quelle menace pour-Athalie, qui, fidèle aux

exemples d'une mère, avait versé des flots de son propre sang : - pour s'assurer une Couronne :!: Racine donne ici des lettres de

noblesse aux termes les plus communs , tels que ceux de chevaux. de chiens, de pluie , et ils ont passé dans res vêrs à côté des mots les plus choisis de la laugue poétiqne ; on reconnait 1 ces hardiesses l'homme qui a dit dans le prologue o Esther:

Ft, confondent | orguell par d'augustes rcnies: & Baiser avec respect le ni de tes temples.

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