‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 613 sur 914 · PI EE RS RS · texte numérisé non relu

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Et poursuivoit le cours de ses assassinats.

Joas, laissé pour mort, frappa soudain ma \ue : Je me fizure encor sa nourrice éperdue,

Qui devant les bourreaux s’étoit jetée en vain, Et, foible , le tenoit renversé sur son sein.

Je le pris tout sanglant. En baignant son visage, Mes pleurs du sentiment lui rendirent l'usage; Et, soit frayeur encore ou pour me caresser’,

De ses bras innocents je me sentis presser.

Grand Dieu! que mon amour ne lui soit point funeste ! Du fidèle David c'est te précieux reste :

Nourri dans ta maison , en l'amour de ta loi,

Il ne connoît encor d'autre père que toi.

Sur le point d'attaquer une reine homicide ;

À l'aspect du péril si ma foi s'intimide,

Si la chair et le sang, se troublant aujourd'hui, Ont trop de part aux pleurs que je répands pour lui, Conserve l'héritier de tes saintes promesses,

Et ne punis que moi de toutes mes foiblesses ‘ !

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