A L'ÉVÊCHÉ DU MANS
Me voir à Rome, pauvre, entre les mains des juifs.
Il me prit par la main, après mainte grimace, Changeant sur l'un des pieds à toute heure de face, Et, dansant tout ainsi qu’un barde encastelé,
Me dit, en remäâchant un propos avalé :
« Que vous êtes heureux, vous autres belles âmes, Favoris d’Apollon, qui gouvernez les dames,
Et par mille beaux vers les charmez tellement, Qu'il n'est pointde beautés que pour vousseulement ! Mais vous les méritez, vos vertus non communes Vous font digne, monsieur, de ces bonnes fortunes”.»
Glorieux de me voir si hautement loué, Je devins aussi fier qu'un chat amadoué; Et, sentant au palais mon discours se confondre,
{ Un cbeval dont les talons pressent si fort le petit pied, qu'ils le font boitcr.
2 Ges vers ne dépareraient pas ceux du Tar{u/ffe de Molière; c'est tout à fait le ton de la bonne comédie.
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