‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 638 sur 914 · BOILEAU · texte numérisé non relu

BOILEAU

SATIRE Il".

Iguore, en écrivant, le travail et la peine”, Pour qui tient A pollon tous ses trésors ouverts, 4 Et qui sais à quel coin se marquent les bons FF vers; \ Dans les combats d'esprit savant maître d'escrime”, Enseigne-moi , Molière, où tu trouves la rime. On diroit, quand tu veux, qu’elle te vient chercher : Jamais au bout du vers on ne te voit broncher';

‘ Le sujet de cette satire est la difficulté de trouver la rime et de la faire accorder avec la raison. Mais l'auteur s'est appliqué à les concilier toutes deux en n'employant dans cette pièce que des rimes extrémement exactes.

Cette satire n’a été composée qu'après la septième ; ainsi elle es! La quatrième dans l'ordre du temps. Elle fut faite en 1664.

3 Une veine qui écrit, terme impropre. (Le Triomphe de Pradon, page 51.) Le Brun adopte cette critique rigoureuse.

s Jci, dit Voltaire, la figure est juste ; il n'en est pas de même dans ces deux vers de J.-B. Rousseau :

Et qui jadis, en maint genre d'escrime, Yiat chez vous seul étudier la rime.

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