‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 637 sur 914 · SEE EEE RER SEEN · texte numérisé non relu

SEE EEE RER SEEN

* Livre V, élégle 7.

ot :

d A qui mes maux donnent à vivre, Et romprez les barres de fer S L'hiver me prêtera secours : De trois grilles qui sont plus fortes se En me tuant, il me délivre Que toutes celles de l'enfer '. se De ce trépas de tous les jours. | . : nn | ‘ On ne s'attend pas à voir Thésée dans cette affaire ; mais il . Qu'il plaise à Votre Majesté | ÿ est cependant amené à propos, puisqu'il sert de transition De se remettre en la mémoire : aux vers qui terminent avec tant d'énergie et de simplicité la : ue parfois mes vers ont été supplique de Théophile au rol. Q P ss | Le poëte n'a point donné le nom d'ode à cette pièce ,.et il a ne Les messagers de votre gloire *. bien fait ; car, quoique partagée en strophes ; elle n'a aucun Comme pour accomplir mes vœux, des caractères de la poésie lyrique : c'est uue éptire familière, Encore aujourd'hui je ne veux qui a pu gagner beaucoup aux libertés que comporte le genre. ] J ge N’avoir ma liberté première Me dans la première élégie de son second livre des | . ristes, après avoir fait de nobles et justes éloges de la clé- : Que pour la meltre-en Ce devoir, mence d'Auguste en de très-beaux vers, que Corneille sembl: 2 Et ne demande la lumière | avoir lus qnand il composa son Cinna, descend ensuite aux Que pour l'honneur de vous revoir. plus RE supplications. Il appelle Auguste dieu présent . et visible , et s'écrie : « Grâce, père de la patrie! » Mais sile a ; poëte tombe dans un abalssement qui nous indigne, bientôt il ; co Dans mn lieux voués au malheur, nous intéresse par les traits les plus touchants, lorsqu'il désire : Le soleil, contre sa nature, seulemen voir le soleil. Ailleurs il ne demande pas son re- A moins de jour et de chaleur tour, mais un exil plus doux et plus rapproché; car, quelest ° , , celui qui peut supporter un exil loin de la patrie? « Sans : ue l'on n'er ; < : . f es ” A cesse, dit-il, je revois Rome et ma maison ; sans cesse jereny voit le ciel que Dien peu ; grette des lieux si connus et tout ce que j'ai laissé dans la ville < Onn y voit ni terre ni feu ; - que j'ai perdue *.. Hélas! point de funérailles pour moi, point £ On meurt de l'air qu’on y respire; de derniers honneurs : une terre étrangère couvrira mesrestes °° : , | mortels , sans qu'une larme ait été versée sur moi. Ah ! fais que Tous les objets yon glacés - du moins mes cendres soiemt rapportés dans une uri:e mo- Si bien que c est 1CI 1 empire deste ; ainsi je ne serai point exilé après la mort **. » Ou lit ail- ie Où les vivants sont trépassés. leurs : « Pour ne pas perdre le commerce de la langue de SE l'Ausonie, pour que ma voix ne cesse pas d'avoir l'accent du ' nn pays natal, je me parle à moi-même , et je répète Les mots dont à Comme Alcide vainquit la Mort j'ai perdu l'usage dr ; JS Tepe Ë En lui faisant rendre Thésée, | Tous les sentiments d'un cœur d'homme, l'amour du pays L Vous ferez, avec m oins d'effort, ss : a Sr bis pour sa femme et pour sa fille , la fidélité à : . ‘amitié, l'enthousiasme de la poésie, le culte de la gloire, écla- Chose plus gr ande et plus aisée: tent dans les Tristes d'Ovide, et font qu'on lui pardoune sa Signez Mon élargissement. faiblesse , en accusant Auguste, qui a pu résister aux prières Ainsi À de trois doigts seulement ‘ d'un homme si malheureux , d'un suppliant si digoe de par- PU Vous abattrez vingt et deux portes . en et d’un poëte qui faisait tant d'honneur à Rome etèàson % . : : s; : . , .

| * Livre IT, élégie 2. de — + Livre IL, élégie 3. É xcellent vers.

Page 1