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» Elles étaient plébéiennes les Ames des Décius, leurs noms étaient plébéiens. Tous deux suffrent cependant pour apaiser <> la terre, les dieux infernaux , et racheter nos légions, nos alliés <{, et toute la race romaine. Les seuls Décius étaient d'un plus °° 3 11 y a peut-être un peu d'exagéralion dans ces injures ac- grand prix que loute la nation conservée par leur dévoûment.» <i
cumulées ; mais c'est l'indignatiou de la vertu qui éclate. Ces citations suffisent pour montrer de combien la satire de < |
‘ Juvénal , bien plus hardi et plus pittoresque , a dit: « Toute Ja noble race de tes aïeux se lève, irritée contre toi, le flambeau à la main pour éciairer tes crimes. »
Ne sert plus que de jour à votre ignominie. ridicule, et pour lesquelles on n'a qu'un respect de relation. En vain, tout fier d’un sang que vous déshonorez , La vin satire de Juvénal, qui n'était pas retenu par les mé- Vous dormez à l'abri de ces noms révérés ; =. entraves et n'avait pas à garder les mêmes mesures que à i En vain vous vous couvrez des vertus de vos pères : A EE AU S C à | à « Sois Paulus , Drusus ou Cosuus par tes mœurs ; préfère-les 1, e ne sont à mes yeux que de vaines chimères ; aux imagcs de tes aleux ; qu'elles marchent devant toi et pré- °}° Je ne vois rien en vous qu'un lâche, un imposteur, cèdent les faisceaux consulaires. Tu me dois d'abord compte oi Un traître, un scélérat . un perfide . un m ur’ de tes vertus : as-tu mérité un respect presque religieux par La © : ? P ? enteur”, fidélité à la justice dans tes actions et dans tes paroles, je te 4 + ; Q : , . ans , k pins dont les accès vont jusqu'à la furie, | reconnais pour grand. Houneur à toi, Gelulicus, ou Silanus, da Et d'un tronc fort illustre une branche pourrie. honneur au mortel sorti d'un sang illustre, au citoyen accompli °° que les dieux ont accordé à mon heureuse patrie. » Ontrouve <> ailleurs : de ol « Sois brave soldat , tuteur fidèle et juge intègre. Si l'on l'ap- ce A la suite de cette belle tirade , et après d'autres vers qui pelle en témoignage d'un fait incertain , quand méme Phalaris < font sourire le lecteur par des plaisanteries d'un excellent goût, t'ordonnerait un faux serment et te dicterait un parjure en face ae Boileau entre dans des détails techniques de la science du bla- |‘ de son taureau brûlant, regarde comme le plus grand crimede %° son, qui ne sont pas d'un merveilleux choix, et arrive, par | Couserver ses jours aux dépens de l'honneur. » a cette transition, à ce qu'on va lire : | Plus loin, Juvénal , non Î os $ , . moins éloquent que Cicéron dans ses Verrines, crie au noble efféminé, au concussionnaire avide, au spoliateur des peuples : « Ne va point t'altaquer à la terrible «° . | Espagne, à l'Illyrien ou aux Gaulois; épargne ces moisson- <à lors s : s s CPar& co À Alors, Pour soutenir son cons et sa naissance, neurs qui nourrissent notre ville uniquement occupée de jeux ‘% >. fallut étaler le luxe et la dépense; et de spectacles. D'ailleurs quel prix retirerais-tu de ta coupa- À À Il fallut habiter un superbe palais | ble avidité, lorsque Marius a dépouillé entièrement tes Afri- Faire par les couleurs distinguer ses valets ; robe Sie its de faire quine ad ne aux peu. 2° ; te es vaillants et malheureux : quand tu leur ravirais jusqu'au fo t at : à : : trainant en tous JEUX de pompeux équipages, peu d'or et d'argent qu'ils possèdent, tu leur laisserais, malgré °° e duc et le marquis se reconnut aux pages. toi, lenrs boucliers et leurs épées, leurs casques et leurs flè- 4 ches. Aux peuples dépouillés, il reste des armes. » Le poëte «s Bientôt, pour subsister, la noblesse sans bien coulinue sur ce ton, À trace en traits de feu un tableau de 55 T | : .. mœurs souvent digue de Tacite. Le portrait de Néron , assassin 6 rouva l’art d'emprunter et de ne rendre rien; de sa mère , et prostituant la dignité impériale sur le théâtre, D Et, bravant des sergents la timide cohorte, mérite particulièrement d'être remarqué. Voici encore un pas ‘° Laissa le créancier se morfondre à sa porte sage à retenir : . ® ‘ Q e ° . An n ds Mais , pour comble . à la fin, le marquis en prison « Céthégus et toi, Catilina , quelle naissance plus élevée que xs Sous le faix d'un procès vit tomber sa maison. la vôtre ! cependant, plus cruels que les Gaulois, vous prépa- . Alors le nobié alter sé de l'indiz râtes les armes et les flambeaux destinés à déiruire pendant la © TPEESNC de lin Lean Ù nuit nos temples et nos maisons, projet digne du dernier sup- Humblement du faquin rechercha l'alliance; plice. Mais le consul veille et reud vos euseignes immobiles. … Avec lui trafiquant d'un nom si précieux, Cet homme nouveau, cet obscur citoyen d'Arpiaum, créé . Par un lâche contrat, vendit tous ses aïeux, | so j a Fe ns ta Lea sur Nu caps . ; Re ; ou u salu mun. Aussi sa toge de mazgis- Ft, corrigeant ainsi la fortune US | trat mérita-t-elle dans nos murs autant et plusde vrais titresde ‘+ Rétablit son honneur à force d'infamie :.. | gloire que n'en obtint Auguste près d'Actium et dans les |. champs de Thessalie , avec sou glaive sans cesse trempé dans © | le sang. Rome, sauvée par Cicéron , l'appela le père et le gardien de la patrie. cie | | |
s Ces vers, qui contiennent une excellente peinture de Juvénal s'élève au-dessus de celle de Boileau. Comparées enmœurs, sont tout à fait dans le goût et dans le style de Molière, | semble, la première est une admirable esquisse , et l'autre un °° mais plus châtiés. Les deux derniers vers respirent cette haute | tableau créé par le pinceau fier et hardi d'un rival de Tacite. ce puésie qui peut cependant quelquefois entrer même dans la co- La satire vi du premier livre d'Horace ne ressemble aucune” .i, médie, quand elle élève la voix avec le sujet. Le rôle du père | ment à l'ardente composition de Juvénal; personne ne pou- 5
du Menteur., dans Cornelile, offre plusieurs exemples de ces | vait penser à trailer sous Auguste un pareil sujet, ethle <;; hardiesses légitimes. revêtir de cette sombre couleur, dans un temps où le maître Fs
Duclos, dans ses Considérations sur les mœurs, a dit: enchainait habilement toutes les libertés, et mettait un frein à AA « Le respect qu'on rend uniquement à la naissance est un de- tous les esprits pour désarmer tous les Cœurs. Horace, qui <
voir de simple bivnséance ; c'est un hommage à la mémoire | conuaissait son époque et ce qu'on pouvait oser sur la noblesse des ancêtres qui ont iilustré leur nom, hommage qui, à l'égard à la cour de César, a fait une épitre plutôt qu'une salire ; imais a