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“° Vous saurez seulement qu'en ce lieu de délices
* On servit douze plats, et qu'on fit six services, ‘Cependant que les eaux, les rochers et les airs
“> Répondoient aux accents de nos quatre concerts. de Après qu'on eut mangé, mille et mille fusées,
Fe S'élançant vers les cieux, ou droites ou croisées, + lFirent un nouveau jour, d'où tant de serpenteaux © D'un déluge de flamme attaquèrent les eaux,
" Qu'on crut que, pour leur faire une plus rude guerre,
“ J'out l'élément du feu tomboit du ciel en terre.
. Après ce passe-lemps, on dansa jusqu’au jour, « Dont le soleil jaloux avança le retour.
S'il eût pris notre avis, sa lumière importune N'eût pas troublé si tôL ma petite fortune;
Mais , n'étant pas d'humeur à suivre nos désirs, Il sépara la troupe, et finit nos plaisirs.
Hire
Et, dans la lâcheté du vice où je te voi, Tu n'es plus gentilhomme, étant sorti de moi.
DORANTE
Moi?
GÉRONTE
Laisse-moi parler, toi, de qui l'imposture Souille honteusement ce don de la nature; Qui se dit gentilhomme , et inent comme tu fais, Il ment quand il le dit , et ne le fut jamais. Est-il vice plus bas ? est-il tache plus noire, Plus indigne d'un homme élevé pour la gloire ? Est-il quelque foiblesse, est-il quelque action Dont un cœur vraiment noble ait plus d'aversion , Puisqu'un seul démenti lui porte une infamie Qu'il ne peut effacer s'il n'expase sa vie, Lt si dedans le sang il ne lave l'affront Qu'un si honteux outrage imprime sur son front!
hs DORANTE.
la Q e e © NT Tr « : Qui vous dit que je mens? L) k GÉRONTE.
< ACTE V, SCENE TI". Qui me le dit, infame !
L Dis-moi, si tu le peux, dis le nom de ta femme.
Le conte qu'hier au soir tu m'en fis pubiier…
? La
L SERONTES CLITON, à Dorante.
£ Eres oùs gentilhomme ? Dites que le sommeil vous l'a fait oublier.
. DORANTE, à part les jremiers mots. GÉRONTE.
. Ah! rencontre ficheuse! À joute, ajoute encore avec effronterie
Etant sorti de vous, la chose est peu douteuse. Le nom de ton beau-père et de sa seigneurie ;
se | Invente à m'éblouir quelques nouveaux détours. GÉRONTE. |
do . | CLITON, à Dorante.
5 Croyez-vous qu'il suffit d'être sorti de moi ? . |
Le Appelez la mémoire ou l'esprit au secours.
ne DORANTE. |
oo . : : GÉRONTE.
“Avec toute la France aisément je le croi.
do | De quel front cependant faut-il que je confesse
de GÉRONTE. Que ton effronterie a surpris ma vieillesse, Et ne savez-vous pas, avec toute la France, Qu'un liomme de mon âge a cru lésèrement
jz D'où ce titre d'honneur a tiré sa naissance, Ce qu'un homme du tien débite impudemment ? æ Etque la vertu seule a mis en ce haut rang Tu me fais donc servir de fable et de risée,
J Ceux qui l'ont jusqu'à moi fait passer dans leur sang? : Passer pour esprit foihle ou pour cervelle usée ! Mais, dis-moi , te portois-je à la go'ge un poignard ? e DORE: | Voyois-tu violence ou courroux de ma part ?
J'ignorerois un point que n'ignore personne, Si quelque aversion t'éloignoit de Clarisse,
Que la vertu l'acquiert, comme le sang le donne. Quel besoin avois-tu d'un si lâche artifice ?
de : Et pouvois-tu douter que mon consentement
“e SEROREE: Ne dût tout accorder à ton contentement,
Où le sang a manqné, si la vertu l'acquiert, Puisque mon indulgence, au dernier point venue, Où le sang l'a donné le vice aussi le perd. Approuvoit à tes yeux l’h ymen d’une inconnue ? e Ce qui naît d'un moyen périt par son contraire; Ce grand excès d'amour que je t'ai témoigné "Tout ce qre l'un a fait, l'autre peut le défaire; | N'a point touché ton cœur, ou ne l'a point gagné. DÉS RTE ME I RE RE RRQ EE RSR ESA ER Reg