‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 716 sur 914 · NUE · texte numérisé non relu

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l'auteur des fameux couplets. Piron fit pour lui cette épitaphe si connue :

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Cl-glt l'ilustre et matheureux Roussean :

Le Brahant fut sa tombe et Paris son berceau. Voici l'abrège de sa vie, - Qui fut trop longue de moitié :

I! fut trente ans digne d'ensie, Et trente ans digne de plié,

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a Rousseau était-il l'au‘eur des couplets, et coupa- % ble de les avoir sattrib ués à Lamolle et à Saurio? Il est difficile de prononcer sur cette question. Voltaire a pris do parti pour ces deux écrivains contre Rousseiu, mais Voltaire avait été offensé par leur ennemi, qui, d'unautre de côté, peut répondre à ses accusateurs: « le facile mais honels nèle Chaulieu, le vertueux Rollin, le sage Vauban, leten- . dre et pieux Racine m'ont honoré deleur estime et de leur

> amitié. » Rousseau n'a point de génie comme Corncille; i] > n'apas la sensibilité, lecharme de Racine; il n'a pas réformé notre langue poétique comme Malherbe; il ne possède nf cl l'esprit ni les grâces d'Horace, ni la naïveté de Marot ou de l'abandon de La Fontaine; il est peu riche de pensées ; 4. ses odes manquent de l'intérêt dramatique qui s'attache à %: la peinture des passions ; le saint amour de Ja patrie ne Z: les anime presque jamais : mais en revanche, on ne saurait =. lui refuser de la pompe et de la magnificence, une harmo-

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