CANTATE DE CIRCE
ST un rocher désert, l'effroi de la nature, Dont l’aride sommet semble toucher les cieux, Circé, pâle, interdite, et la mort dans les yeux, Pleuroit sa funeste aventure:
Là, ses yeux, errant sur les flots, D’Ulysse fugitif sembloient suivre la trace.
Elle croit voir encor son volage héros; Et, cette illusion soulageant sa disgrâce’, Elle le rappelle en ces mots, Qu'interrompent cent fois ses pleurs et ses sanglots :
« Cruel auteur des troubles de mon âme, Que la pitié retarde un peu tes pas;
Tourne un moment tes yeux sur ces climats; Et, si ce n’est pour partager ma flamme,