SARRSENT ENT TEN ENTER TEE ENTENDUS SET ENT EEE DIX - HUITIÈME SIECLE
Et vos heureux destins unis aux destinées D'un empire éternel.
Il saura par quels soins, tandis qu’à force ouverte L'Europe conjurée armoit pour notre perte Mille peuples fougueux, Sur les bords étrangers votre illustre assistance Sut ménagér pour nous les cœurs et la constance D'un peuple belliqueux.
Il saura quel génie, au fort de nos tempêtes,
Arrêta, malgré nous, dans leurs vastes conquêtes, Nos ennemis hautains ;
Et que vos seuls conseils, déconcertant leurs princes;
Guidèrent au secours des deux riches provinces Nos guerriers incertains.
Mais quel peintre fameux , par de savantes veilles ,
Consacrant aux humains de tant d'autres merveilles L'immortel souvenir,
Pourra suivre le fil d’une histoire si belle,
Et laisser uu tableau digne des mains d'Apelle Aux siècles à venir. -
Que ne puis-je franchir cette noble barrière ! Mais, peu propre aux efforts d'une longue carrière,
Je vais jusqu'où je puis; Et, semblable à l'abeille en nos jardins éclose, De différentes fleurs j'assemble et je compose Le miel que je produis.
Sans cesse en divers lieux errant à l'aventure, Des spectacles nouveaux que m'offre la nature Mes yeux sont égavés ; Et, tantôt dans les bois, tantôt dans les prairies, Je promène toujours mes douces rèveries Loin des chemins frayés.
Celui qui, se livrant à des guides vulgaires, Ne détourne jamais des routes populaires Ses pas infructueux Marche plus sûrement dans une humble campagne Que ceux qui, plus hardis, percent de la montagne Les sentiers tortueux.
Toutefois c'est ainsi que nos maîtres célèbres Ont dérobé leurs noms aux épaisses ténèbres De leur antiquité; Et ce n’est qu'en suivant leur périlleux exemple Que nous pouvons, comme eux, arriver jusqu’au temple De l'immortalité.