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Chénier (Marie de Saint-André), naquit à Constantinople. Fils de Louis Chénier , consul- général de France, il eut pour mère une Grecque, célèbre par sa beauié et son esprit. À peine sorti du berceau, André fut couduit en France, et conlié jusqu'à l’âge de neuf ans aux so'ns d’une tante qui habitait Carcassonne. Son
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un père, de retour en France ver. 1755, le plaça, avec ses
deux frères aiués, au collége de Navarre, où le jeune
. éiève fit des progrès rapides. A vingt ans, il obtint une
#7 sous-lieutenance dans le régiment d'Angoumois, résidant f . . ‘ .
3 à Strasbourg. La vie de garnison ne pouvait convenir à }
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sa nature ardente, à sa vive imagiuation : it donna sa démission et vint à Paris. Son goût pour les arts, son amour de l'étude et ses dispositions poétiques lui attirèreut l'estime ct l'a'fection de Palissot, de David, le peintre, et du lyrique Lebrun. Les suffrages de ces hommes d'élite excitèrent tellement au travail le jeune André, + que ses forces n'y suffirent plus; il tomba malade. Après un vojage en Suisse et en Angleterre, il revint à Paris en 1790, au moment où l'assemblée nationale inaugurait en France l'ère de la liberté. Chénier se ‘resseutit de l'impulsion électrique communiquée à tous les esprits, et seulit la muse pcétiqu&se révéler en lui. 1l fit paraitre à cette époque différents poëmes sur des sujets élevés ou en gracieux, qui témoignaient déjà de la souplesse et de la variété de son talent. Quand la révolution, après avoir ‘, émancipé le peuple, s'attaqua au trônelui-même, Chénier, qui s'effrayait de la carrière rapide et brülante qu'elle parcourait à pas de géant , se livra à la controverse politique ct descendit dans l'arène des partis. Chénier admira et loua publ'quement Charlotte Corday ; emporté par son 2le, il offrit de concourir avec Malesberbes à la défense de Louis XVI. C'est encore lui qui rédigea la lettre par laquelle ce malheureux prince, après sa condamnation, “© réclama l'appel au peuple. Tant d'héroiques imprudences avaient compromis les jours d'André Ehénier ; il alla d'abord habiter Rouen, d'où il revint à Paris. Marie-Joseph, « son frère, député de Scine-et-Oise, le protégea dans ce