POLYNICE
Seigneur , de quelque affront que je sois accablé, Je vous vois, je respire, et vous m'avez parlé. Mais puisque de monsort vous daignez vousinstruire, Apprenez qu'Étéocle, enivré de l'empire,
Me bravant sans respect, moi son roi, son ainé, M'a retenu mon sceptre, et s'est seul couronné. C’est par l'art de séduire, et non par son courage, Qu'il a conquis sur moi mon antique héritage ; Mais j'ai, pour y rentrer, j'ai des moyens tout prêts. Adraste avec les miens unit ses intérêts;
I m'abandonne tout, trésor, soldats, famille :
J'ai fondé nos traités sur l'hymen de sa fille.
Sept intrépides chefs vont , au premier signal, Dans ses fameux remparts assiéger mon rival.