‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 781 sur 914 · GERMANICUS · texte numérisé non relu

GERMANICUS

Je faisais un parjure ; Mais la terre et le ciel pardonnent aiséinent Au prince qui trahit un semblable serment.

Cet effort de vertu n'est pas sans quelque gloire ; Il est bien plus facile, et ton cœur peut m'en croire, Quand on n’a, pour punir, qu'un signal à donner, De venger ses affronts que de les pardonner.

- Plus loin Germanicus ajoute :

Les peuples que Tibère a rangés sous sa loi, Quand je veille pour eux, veillent aussi pour moi; Et ma sécurité plus que jamais se fonde

Sur le bien que j'ai fait à la moitié du monde.

Que ne peut-il s'étendre à l’univers entier!

; : : Quelle gloire

De rendre aux saintes lois leur antique splendeur, De ñe se réserver, des droits du rang suprême, Que celui de sauver le penple de lui-même,

Et d'assurer sa gloire et sa prospérité

Par l'accord de l'empire et de la liberté !

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