‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 804 sur 914 · FRERES ES NS SES IS 1S TIRÉS ESS IS SES · texte numérisé non relu

FRERES ES NS SES IS 1S TIRÉS ESS IS SES

Je vous ai vu goûter un plaisir véritable:

On fait de méchants vers? eh! ne les lisez pas :

Il en paraît aussi dont je fais très-grand cas.

On déraisonne ? eh! oui, parfois un faux système Nouségare.. Entre nous, vousleprouvezvous-mème. Calmez donc votre bile, et croyez qu'en un mot, L'homme n'est ni méchant , ni malheureux , nisot…., Je ne suis point aveugle, et je vois, j'en conviens,

Collin d'Harleville(Jean-François), naquit à Maintenon (Eure-et-Loir) le 50 mai 1755. Il fitses études à Paris avec le plus grand succès, et entra ensuite chez un procureur au parlement. Un penchant irrésistible pour les lettres, et le succès de quelques essais poétiques le déterminèrent à renoncer au barreau. En 1778, il fit la pièce

de l’Inconstant ; elle qui n'était d'abord qu'en prose et

en un acte , et qui devint, grâce aux conseils de Préville, une comédie en cinq actes et en vers. Les instances et les menaces à: demi réalisées de son père déterminèrent d’Harleville à prendre sa licence et à prèter serment conime avocat. Il s’en vengea en se mettant luimême en scène avec son père, dans une comédie en trois actes et en prose, intitulée le Poëte en province, qu'il détruisit plus tard. Après des peines infinies, l’Inconstant fut joué et obtint un succès complet. Encouragé par un début si heureux, Collin se hâla de finir l’Optimiste, que la Comédie-Française mit sur le champ à l'étude : cette pièce reçut d’unanimes applaudissements et fut jouée pendant trois mois de suite. En 1789, parurent Les Chdteaux en Espagne , que le public accueillit avec la méme faveur. Conception heureuse , dialogue facile et animé, parfois brillant , telles sont les qualités que Collin avait développées dans ses trois premières comédies. Toulefois la critique attaqua l'auteur avec si peu de ménege-

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Quelques maux, mais je vois encore plus de biens : Je savoure les biens; les maux, je les supporte. Que gagnez-vous, de grâce, à gémir de la sorte ? Vos plaintes, après tout, ne sont qu'un mal de plus. Laissez donc là, mon cher, les regrets superflus ; Reconnaissez du Ciel la sagesse profonde,

Et croyez que tout est pour le mieux dans le monde.

ment que sa santé s'en altéra , et que ses amis furent au moment de le perdre. Pendant sa maladie, et dans le cours d'une insomnie de douze nuits, le poëte presque mourant enfanta le Vieux Célibataire, son chef-d'œuvre et l'un des meilleurs ouvrages du Théâtre - Français. Monsieur de Crac dans son petit castel, amusante folie de carnaval; les Artistes, gracieux tableau de genre; les Mœurs du jour, päle mais agréable esquisse ; Malice pour Malice; le Vieillard et les Jeunes Gens, inspiration de La Fontaine ; les Riches, et enfin les Querelles des deux Frères ou la Famille Bretonne, ouvrage posthume, composent le répertoire de Collin d'Harleville. D'un mot on peut le caractériser : c'est un demi-'Térence, avec plus de pureté dans les mœurs et un certain charme qui tient au caractère mème de l'auteur. Il mourut le 20 février 1806. Reçu à l'Académie en 1795, Collin avait en outre été décoré de la Légion-d'Honneur par Napoléon. Collin avait pour ami intime l’auteur des Étowrdis, Andrieux , qui était en même temps son censeur et quelquefois son collaborateur ; maïs dans les travaux commusns de leur commerce littéraire , c'était toujours Collin qui apportait la plus grosse part. Il a laissé quelques pièces de vers qui sont parfois d'une élégance rare et d'une négligencecharmante, maisles dernières dégénéraient {rop

souvent en un prosaïsme qui détruit toute espèce de poésie. %

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FRAGMENT DES

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