‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 821 sur 914 · LA PROVIDENCE · texte numérisé non relu

LA PROVIDENCE

Cénuies l'homme est infortuné !

Le sort maîtrise sa faiblesse,

Et de l'enfance à la vieillesse, D'écueils il marclie environné ;

Le temps l'entralne avec vitesse ;

a Il est mécontent du passé;

x Le présent l'afflige et le presse ;

ch Dans l'avenir toujours placé,

op Son bonheur recule sans cesse ;

. Il meurt en révant le repos.

L Si quelque douceur passagère

. Un moment console ses maux, D

C'est une rose solitaire g Qui fleurit parmi des tombeaux.

Toi , dont la puissance ennemie

(I CC g 9 8 9 6 9.0 0.0 9 0 9 9 9 9 9.9 2 0, © 0 8 9 0 0 2 0 9 9 9,0 7 9 9 SDS S JRLLEREIR ES 30 Fe CUS EE TS + EE Fa si 23 Sas Do ts Fr + —<

applaudi au bon sens , à la grâce , au goût et à la philosophie du professeur, qui n’a point cessé, pendant dixneuf ans , de prèter un attrait particulier à son euseignenent. On espère encore que les leçons d’Andrieux seront publiées, grâce aux soins de M. Berville, son gendre ct son ami. Il est honorable pour Andrieux d'avoir débuté avec bonheur, à soixante-dix ans, par la tragédie de Brutus, dans la carrière où Voltaire, à soixante-quatre, avait vu s'arrêter le cours de ses triomphes. Andrieux fut le meilleur des époux et des pères. Une amitié fraternelle l'unissait à Collin d’Harleville, son ami d'’enfance; ils pensaient et travaillaient ensemble. Réunis au sein de l'Académie française, ils ÿ virent siéger à leurs côtés le facile et plaisant Picard , leur jeune rival; jamais aucun 'uage ne vint troubler le commerce intime et doux de ces trois amours-propres sans rivalité. Auteur comique très-agréable, conteur distingué, littérateur instruit et plein de goût , professeur habile, secrétaire perpétuel de l’Académie française, où il était estimé par ses travaux, Andrieux a laissé un nom honorable. Il mourut dass la nuit du 9 au {0 mai 48553. Un nombreux concours d'hommes de tous les àges suivirent ses funérailles. Les élèves de l'école polytechnique voulurent porter euxmême le cercueil de leur ancien professeur jusqu'au cimetière du Mont-Louis, où la reconnaissance révéla sur sa tombe plusicurs traits touchants du vif intérêt qu'il portait à la jeunesse.

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