‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 846 sur 914 · RESUME · texte numérisé non relu

RESUME

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Si DIX-NEUVIE

Vénus se lève à l'horizon ;

A mes pieds l'étoile amoureuse De sa lueur mystérieuse Blanchit les tapis de gazon.

De ce hêtre au feuillage sombre J'entends frissonner les raineaux :

On dirait autour des tombeaux Qu'on entend voltiser une ombre.

Tout à coup, détaché des cieux, Un rayon de l'astre nocturne, Glissant sur mon front taciturne, Vient mollement toucher mes yeux.

Doux reflet d'un globe de flamme, Charmant rayon, que me veux-tu ?

Viens-tu dans mon sein abattu Porter la lumière à mon âme ?

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Viens-tu dévoiler l'avenir

Au cœur fatigué qui l'implore ?

Rayon divin, es-tu l'aurore Du jour qui ne doit pas fiuir ?

Mon cœur à ta clarté s'enflamme ; Je sens des transports inconnus ;

Je songe à ceux qui ne sont plus :

Douce lumière, es-tu leur âme?

Peut-être ces mânes heureux

Glissent ainsi sur le bocage.

Enveloppé de leur image, Je crois me sentir plus près d'eux !

Ah ! si c'est vous, ombres chéries !

Loin de la foule et loin du bruit, Revenez ainsi chaque nuit,

Vous méler à mes rêveries.

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