‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 853 sur 914 · LE DERNIER JOUR DE L'ANNÉE · texte numérisé non relu

LE DERNIER JOUR DE L'ANNÉE

Ds la rapide journée

Fait place aux heures du sommeil, Et du dernier fils de l'année

S'est enfui le dernier soleil.

Près du foyer, seule, inactive, Livrée aux souvenirs puissants, Ma pensée erre, fugitive,

Des jours passés aux jours présents.

Ma vue, au hasard arrètée, Longtemps de la flamme agitée Suit les caprices éclatants,

Ou s'attache à l'acier mobile

Qui compte sur l'émail fragile

Les pas silencieux du temps.

Un pas encore, encore une heure, Et l’année aura, sans retour, Atteint sa dernière demeure; L'aiguille aura fini son tour.

Pourquoi, de mon regard avide, La poursuivre ainsi tristement,

ERERREIEEERIEREILREREREREL RER SE ReRRpc EE RIRE RIRES DIX-NEUVIÈME SIÈCLE.

Ainsi ; quand du Vésuve explorant le domaine, De Naple à Portici l'étranger se promène, Lorsqu'il trouble, réveur, de ses pas importuns Ischia, de ses fleurs embaumant l'onde heureuse, Dontle bruit, comme unchantdesultaneamoureuse, Semble une voix qui vole au milieu des parfums;

Qu'il hante de Pæœstum l'auguste colonnade ;

Qu'il écoute à Pouzzol la vive sérénade

Chantant la tarentelle au pied d'un mur toscan;

Qu'il éveille en passant cette cité momie,

Pompéi, corps gisant d’une ville endormie, Saisie un jour par le volcan ;

Qu'il erre au Pausilippe avec la barque agile

D'où le brun marinier chante Tasse à Virgile ; Toujours, sous l'arbre vert, sur les lits de gazon, Toujours il voit, du sein des mers ou des prairies , Du haut des caps, du bord des presqu'iles fleuries, Toujours le noir géant qui fume à l'horizon.

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