‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 858 sur 914 · LA FEMME · texte numérisé non relu

LA FEMME

Oh! laissez-moi charmer les heures solitaires ;

Sur ce luth ignoré laissez errer mes doigts, Laissez naître et mourir ses notes passagères, Comme les sons plaintifs d'un écho dans les bois. Je ne demande rien aux brillantes demeures,

Des plaisirs fastueux inconstant univers;

Loin du monde et du bruit laissez couler mes heures, Avec ces doux accords à mon repos si chers.

L'ANGE

As-tu réglé, dans ton modeste empire, Tous les travaux, les repas, les loisirs?

Tu peux alors accorder à ta lyre

Quelques instants ravis à tes plaisirs.

Le rossignol élève sa voix pure,

Mais dans le nid du nocturne chanteur

Est le repos, l'abri, la nourriture.

Femme, crois-moi, je conduis au bonheur.

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