LA VIEILLE FEMME
L'hiver sur mes cheveux étend sa main glacée,
Il est donc vrai! Mes vœux n'ont pu vous arrêter , Jours rapides ! et vous, pourquoi donc me quitter,
Rêves harmonieux qu’enfantait ma pensée ?
Hélas! sans la toucher, j'ai laissé se flétrir La palme qui m'offrait un verdoyant feuillage, Et ce feu qu'attendait le phare’du rivage, Dans un foyer obscur je l'ai laissé mourir.
L'ANGE
Ce feu sacré ,’renfermé dans ton âme, S'y consumait, loin des profanes yeux; Comme l'encens offert dans les saints lieux, Quelques parfams'ont seuls trahi sa flamme.
D'un art heureux tu connus la douceur, Sans t'égarer sur les pas de la gloire; Jouis en paix d'une telle mémoire ; Femme, crois-moi, je conduis au bonheur.