LA MOURANTE
Je sens pälir mon front , et ma voix presque éteinte
Salue, en expirant, l'approche du trépas.
D'une innocente vie on peut sortir sans crainte,
Et mon céleste ami ne m'abandonne pas.
Mais quoi ! ne rien laisser après moi de moi-même!
Briller, trembler, mourir comme un triste flambeau!
Ne pas lécuer du moins mes chants à ceux que j'aime, %#
Un souvenir au monde, un nom à mon tombeau !
L'ANGE
Il luit pour toi, le jour de la promesse :
Au port sacré je te dépose enfin ;
Et près des cieux ta coupable faiblesse
Pleure un vain nom, dans un monde plus vain!
La tombe attend tes dépouilles mortelles, * L'oubli tes chants; mais l'âme est au Seigneur : + L'heure est venue; entends frémir mes ailes, L Viens , suis mon vol, je conduis au bonheur.
Me crie : « Accours ; Thrasybule est vainqueur. Partons ! partons! la barque est préparée.
Mer, en ton sein garde-moi de périr ;
Laisse ma muse aborder au Pirée :
C'est là, c'est là que je voudrais mourir. À
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Il est bien doux le ciel de l'Italie; 4° Mais l'esclavage en obscurcit l'azur. > Vogue plus loin, nocher, je t'en supplie; Vogue où là-bas renaît un jour si pur.
Quels sont ces flots? quel est ce roc sauvage? Quel sol brillant à mes yeux vient s'offrir ? és La tyrannie expire sur la plage : à C'est là, c'est là que je voudrais mourir. ds
Daignez au port accueillir un barbare,
Vierges d’Athène, encouragez ma voix. a Pour vos climats je quitte un ciel avare, se Où le génie est l'esclave des rois. L
Sauvez ma lyre; elle est persécutée ;
Et, si mes chants pouvaient vous attendrir,
Mélez ma cendre aux cendres de Tyrtée :
Sous ce beau ciel je suis venu mourir. :
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