‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 862 sur 914 · LA MOURANTE · texte numérisé non relu

LA MOURANTE

Je sens pälir mon front , et ma voix presque éteinte

Salue, en expirant, l'approche du trépas.

D'une innocente vie on peut sortir sans crainte,

Et mon céleste ami ne m'abandonne pas.

Mais quoi ! ne rien laisser après moi de moi-même!

Briller, trembler, mourir comme un triste flambeau!

Ne pas lécuer du moins mes chants à ceux que j'aime, %#

Un souvenir au monde, un nom à mon tombeau !

L'ANGE

Il luit pour toi, le jour de la promesse :

Au port sacré je te dépose enfin ;

Et près des cieux ta coupable faiblesse

Pleure un vain nom, dans un monde plus vain!

La tombe attend tes dépouilles mortelles, * L'oubli tes chants; mais l'âme est au Seigneur : + L'heure est venue; entends frémir mes ailes, L Viens , suis mon vol, je conduis au bonheur.

Me crie : « Accours ; Thrasybule est vainqueur. Partons ! partons! la barque est préparée.

Mer, en ton sein garde-moi de périr ;

Laisse ma muse aborder au Pirée :

C'est là, c'est là que je voudrais mourir. À

200900096060 ee me © ue D 0600 0 0 0 D à

Il est bien doux le ciel de l'Italie; 4° Mais l'esclavage en obscurcit l'azur. > Vogue plus loin, nocher, je t'en supplie; Vogue où là-bas renaît un jour si pur.

Quels sont ces flots? quel est ce roc sauvage? Quel sol brillant à mes yeux vient s'offrir ? és La tyrannie expire sur la plage : à C'est là, c'est là que je voudrais mourir. ds

Daignez au port accueillir un barbare,

Vierges d’Athène, encouragez ma voix. a Pour vos climats je quitte un ciel avare, se Où le génie est l'esclave des rois. L

Sauvez ma lyre; elle est persécutée ;

Et, si mes chants pouvaient vous attendrir,

Mélez ma cendre aux cendres de Tyrtée :

Sous ce beau ciel je suis venu mourir. :

TT

RS LRRRG EEE RAT ARE RS LRERRESRERRE SERRE RE RE RREE EEE RE ESS EEREEREESSEESS

Page 1