‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 875 sur 914 · FRAGMENT DES VÊPRES SICILIENNES · texte numérisé non relu

FRAGMENT DES VÊPRES SICILIENNES

Ds lieu saint, à pas lents, je montais les degrés, Encor jonchés de fleurs et de rameaux sacrés;

Le peuple, prosterné sous ces voûtes antiques , Avait du roi-prophète entonné les cantiques :

+ D'un formidable bruit le temple est ébranlé :

> Tout à coup sur l'airain ses portes ont roulé :

cr Il s'ouvre : des vieillards , des femmes éperdues,

we Des prêtres, des soldats, assiégeant les issues,

% Poursuivis, menaçants, l'un par l'autre heurtés, % S'élancent loin du seuil, à flots précipités. | +, Ces mots: « Guerre aux tyrans ! » volent de bouche Le en boucle ; + Le prêtre les répète avec un air farouche : % L'enfant même y répond. Je veux fuir, et soudain + Ce torrent, qui grossit, me ferme le chemin.

4 Nos vainqueurs, qu'un amour profane et téméraire

+ Calmes, quoique surpris, entendent sans terreur % Les cris tumultueux d'une foule en fureur.

+ Le fer brille; le nombre accablait leur courage. Un chevalier s'élance , il se fraie un passage;

Il marche, il court ; tout cède à l'effort de son bras,

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