FRAGMENT DE LOUIS IX
Fee eseses
Q V'ENTENDS-JE ? il est donc vrai, Joinville aussi me bläme? Mais sais-tu quels desseins je renferme en mon âme?
+ Rassemblait, pour leur perte,aux pieds du sanctuaire,
est mort en 1856, d'un escès de travail; il laisse une mémoire bonorable et honorée ; mais le public et les jour naux n'ont point paru sentir assez sa perte; ils n'ont pas et si utile le tribut d'estime et écrivain si recommandable payé dignement à un de reconnaissance qui lui était dû.
CASIMIR DELAVIGNE
Et les rangs dispersés s'ouvrent devant ses pas;
Il affrontait leurs coups, sans casque, sans armure. C'est Montfort ! A ce crisuccèdeunlong murmure. Oui, traitres, ce nom seul est un arrèt pour vous! Fuyez! » dit-il, superbe et pâle de courroux.
Il balance dans l'air sa redoutable épée,
Fumante encor-du sang dont il l'avait trempée.
Il frappe. Un envoyé de la divinité
Eût été moins terrible au peuple épouvanté.…
Mais Procida paraît, et la foule interdite
Se rassure à sa voix, roule et se précipite;
Elle entoure Montfort, par son père entrainé, Lorédan le suivait, muet et consterné.
Du vainqueur, du vaincu lesclameurs se confondent ; Des tombeaux souterrains les échos leur répondent. Le destin des combats flottait encor douteux :
La nuit répand sur nous ses voiles ténébreux. Parmi les assassins je m'égare ; incertaine,
Je cherche le palais, je marche, je me traine. Quede morts,de mourants! faut-il qu'un jour nouveau Éclaire de ses feux cet horrible tableau!
Puisse le soleil fuir , et cette nuit sanglante
Cacher au monde entier les furfaits qu'elle enfante!