HYMNE AU SOLEIL
Ra du monde et du jour, suerrier aux cheveux d'or, Quelle main , te couvrant d'une armure enflammée, Abandonna l'espace à ton rapide essor,
Et traça dans l'azur ta route accoutumée ?
Nul astre à tes côtés ne lève un front rival;
Les filles de la nuit à ton éclat pâlissent;
La lune devant toi fuit d'un pas inégal,
Et ses rayons douteux dans les flots s'englontissent. Sous les coups réunis de l'âge et des autans
Tombe du haut sapin la tête échevelée ;
Le mont même, le mont, assailli par le temps,
Du poids de ses débris écrase la vallée;
Mais les siècles jaloux épargnent ta beauté;
Un printemps éternel embellit ta jeunesse :
Tu l'empares des cieux en monarque indompté,
LE