‹ Leçons et modèles de littérature française ancienne et moderne, depuis le Châtelain de Courcy jusqu'à M. de LamartineChapitre 901 sur 914 · RER RH · texte numérisé non relu

RER RH

Sur là cime d’un mont pendant en précipice, Barbe la chèvre un jour voulut monter, Non par fanfaronnade ou par un vain caprice, Mais bien à dessein d'y brouter.

ù LS

ok Après avoir franchi mille pas périlleux,

. La route en était peu battue, Voilà Robin qui touche au terme du voyage;

L'abord tout hérissé de ronces , de buissons. 11 bondit au sommet du rocher sourcilleux, “ N C'est là que Barbe s'évertue : D'où, regardant alors l'inférieure plage, ce

Sentiers battus , fossés profonds, . | Il voit ses compagnons essoufflés, haletants, .

io Rien ne l’arrête, elle saute, elle grimpe, Et tout à coup dégringolants, ee

L Et fait si bien , qu'après cent et cent bonds, Dupes de leur orgueil, descendre au noir rivage. ce

+ Tranquille, elle respire au haut de cet Olympe. Malheur au talent jeune encor, :

« Comme l'air est pur en ces lieux !

Quel doux parfum ! » s'écria-t-elle.

Colomb ne fut pas plus joyeux

Lorsqu'il ne prend conseil que de sa seule audace. © Mais qu'une habile main dirige son essor, .

Ilest plus sûr d'atteindre au sommet du Parnasse.

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