MILLEVOYE. È
LA CAUTE DES FEUILLES. Le rossignol était sans voix. e
D Triste et mourant, à son aurore, cle E la dépouille de nos bois Un jeune malade, à pas lents, L'automne avait jonché la terre ; Parcourait une fois encore se
Le bocage était sans mystère, Le bois cher à ses premiers ans : se
hs PRIS SRE eee p ee pepe eeererere cesse stcreeecEpeeeRecEe RARES SR ERARASRS LT
TRS Re LISE ES IST SSD SELS T1 AH
« Bois que j'aime! adieu. je succombe ; Votre deuil me prédit mon sort,
Et dans chaque feuille qui tombe
Je vois un présage de mort. »
Fatal oracle d'Épidaure,
Tu m'as dit : « Les feuilles des bois
À tes veux jauniront encore ;
Mais c'est pour la dernière fois.
L'éternel cyprès t'environne :
Plus pâle que la pâle automne,
Tu t'inclines vers le tombeau.
Ta jeunesse sera flétrie
Avant l'herbe de la prairie,
Avant les pampres du cotean. »
Et je meurs! De leur froide haleine M'ont touché les sombres autans ;
Et j'ai vu, comme une ombre vaine, S'évanouir}mon beau printemps.
IREM HE HE HHHH
Milleroye (Charles-Hubert), né le 24 décembre 1782, à Abbeville, fut confié de bonne heure à un instituteur habile , qui consacra tous ses soins au développement des dispositions heureuses de son élève. A treize ans, Millevoye avait déjà composé de petites pièces de vers, qui témoignaient d'un goût ardent pour la poésie ; il vint compléter son éducation en 1798 au collége des Quatre-Nations, à Paris, et y remporta le premier prix de littérature. Destiné d’abord au barreau, le jeune poëte voulut ensuite entrer dans la librairie, profession qu'il quitta bientôt pour s’abandonner à son amour pour les lettres. Un petit recueil de vers , où se trouve une pièce remarquable, intitulée : les Plaisirs du poële , commença la réputation de Millevoye. Plusieurs fois, il remporta les prix proposés par l’Académie. Vers la fin de 1815, il se maria et trouva dans l’amour d'une épouse adorée une compensation à la perte de sa fortune, que d' infidèles dépositaires venaient
SELLES