‹ Leçons et modèles de littérature françaiseChapitre 148 sur 265 · MALHERBE · texte numérisé non relu

MALHERBE

MALHERBE (François de) naquit à Caen, en 1555, d'une famille noble. Ses premiers essais poétiques, publiés en 1587, sont entachés de l'emphase et de l'exagération qui caractérisent Técole d& Ronsard. Mais, doué d'un goût exquis, Malherbe sut bientôt reconnaître ce qu'une pareille manière avait de faux et de ridicule ; aussi, loin de persévérer à suivre les routes battues en se traînant k la suite des imitateurs vulgaires, dès 1580 il ouvrit à la poésie des sentiers nouveaux et arbora l'étendard de la réforrpe. Quelques attaques des partisans de l'ancienne école ne servirent qu'à rendre le triomphe de Malherbe plus complet. Ses poésies révélèrent les ressources d'une langue dont ses devanciers n'avaient pas su comprendre le génie, et dont sans lui les richesses seraient peut-être restées inconnues long-temps encore. Secrets de l'harmonie et du rhythme, science des inversions heureuses et des constructions variées, son génie découvrit tout, et les ouvrages qu'il nous a laissés sont encore aujourd'hui des modèles que l'on peut étudier avec fruit.

Malherbe, qui vécut sous Henri II, François II, Charles IX, Henri III, Henri IV et Louis XIII, mourut à Paris en octobre 1628.

Page 1