‹ Leçons et modèles de littérature françaiseChapitre 217 sur 265 · LKS SOUVENIRS DU PEUPLE · texte numérisé non relu

LKS SOUVENIRS DU PEUPLE

On parlera de sa gloire Sous le chaume bien long-temps.

L'humble toit, dans cinquante ans, Ne connaîtra pas d'autre histoire.

Là, viendront les villageois Dire alors à quelque vieille :

Par des récits d'autrefois.

Mère, abrégez notre veille.

Bien, dit-on, qu'il nous ait nui, Le peuple encor le révère,

Oui, le révère.

Parlez-nous de lui, grand'mère ;

Parlez-nous de lui.

Mes enfants, dans ce village.

Suivi de rois il passa.

Voilà bien long-temps de ça :

Je venais d'entrer en ménage A pied, grimpant le coteau Où pour voir je m'étais mise, Il avait petit chapeau Avec redingote grise.

Près de lui, je me troublai, Il me dit : Bonjour, ma chère, Bonjour, ma chère.

— Il vous a parlé, grand'mère !

Il vous a parlé !

L'an d'après, moi pauvre femme, A Paris étant un jour.

Je le vis avec sa cour :

Il se rendait à Notre-Dame.

Tous les cœurs étaient contents ; On admirait son cortège.

Chacun disait : quel beau temps !

Le ciel toujours le protège.

Son sourire était bien doux :

D'un fils Dieu le rendait père, Le rendait père.

— Quel beau jour pour vous, grand'mère

Quel beau jour pour vous !

Mais quand la pauvre Champagne Fut en proie aux étrangers.

Lui, bravant tous les dangers Semblait seul tenir la campagne.

Un soir, tout comme aujourd'hm, J'entends frapper à la porte ; J'ouvre, bon Dieu! c'était lui, Suivi d'une faible escorte.

Il s'asseoit où me voilà, S'écriani : oh ! quelle guerre !

Oh ! quelle guerre !

— Il s'est assis là, grand'mère i

Il s'est assis là !

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