‹ Leçons et modèles de littérature françaiseChapitre 216 sur 265 · LE RETOUR DANS LA PATRIE · texte numérisé non relu

LE RETOUR DANS LA PATRIE

Qu'il va lentement le navire A qui j'ai confié mon sort !

Au rivage où mon cœur aspire, Qu'il est lent à trouver un port !

France adorée !

Douce contrée !

Mes yeux cent fois ont cru te découvrir. Qu'un vent rapide Soudain nous guide Aux bords sacrés où je reviens mourir Mais enfin le matelot crie ; Terre, terre, là-bas, voyez !

Ah ! tous mes maux sont oubliés.

Salut à ma patrie ! !

Oui, voilà les rives de France ; Oui, voilà le port vaste et sûr, Voisin des champs où mon enfance S'écoula sous un chaume obscur !

France adorée !

Douce contrée !

Après vingt ans enfin je te revois ;

De mon village

Je vois la plage, Je vois fumer la cime de mes toits.

IJÉIlA^GER. 339

Combien mon âme est attendrie !

Là furent mes premiers amours ; Là ma mère m'attend toujours.

Salut à ma patrie ! !

Au bruit des transports d'allégresse, Enfin le navire entre au port.

Dans cette barque où l'on se presse /Hâtons-nous d'atteindre le bord.

France adorée !

Douce contrée !

Puissent tes fils te revoir ainsi tous ! Enfin j'arrive, Et sur la rive Je rends au ciel, je rends grâce à genoux. Je t'embrasse, ô terre chérie !

Dieu ! qu'un exilé doit souffrir !

Moi, désormais je puis mourir.

Salut à ma patrie ! !

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