C. DELAVIGNE
DELAVIGNE (Jean-François-Casimir) naquit au Havre au mots d'avril 1793. Un fort beau dithyrambe commença, dès le collège, la réputation de celui qui devait rendre au théâtre la langue pure et mélodieuse de Racine. Les Messériiennes, dont les trois premières parurent en 1815, eurent nn succès qu'aucune oeuvre lyrique n'avait obtenu auparavant. La F~anee tout entière applaudit avec ent!;or..«iasme au jeune poète oui s'était fait le noble interprète de .ses douleurs et d«
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ses espérances. Les Vêpres siciliennes, représentées en 1821, furent pour C. Delavigne, l'occasion d'un nouveau triomphe. Aucune pièce, à. l'exception du Cid, n'avait été accueillie avec une faveur aussi éclatante. Depuis cette époque, chaque œuvre du poète a ajouté à sa réputation. Le Paria, Marina, Louis XI, les Enfants d'Edouard, la Fille du Cid, les Comédiens, V Ecole des vieillards, la Popularité, etc., sont des ouvrages qui restent dans toutes les mémoires, et dont la place est déjà, marquée parmi les chefs-d'œuvre de notre théâtre.
C. Delavigne, élu à l'unanimité par l'Académie française en 1825, a rencontré, dans ses dernières années, une critique un peu trop sévère à. sou égard. — Ce poète élégant et chaste est mon à, Lyon le 14 décembre 1843. Quelques heures avant sa mort, il récitait des vers de Milusine, tragédie qu'il u'a pas eu le temps d'achever.