MICHAUD
* MICHAUD (Joseph) né à Boiirg-en-Bresse, en 1768, mort en 1839, vint se fixer à Paris, en 1791. Il y fonda la Quotidienne, journal attaché à la cause royaliste, qui faillit le conduire à l'échafaud ea 1795, et qui, plus tard, le fit condamner à la déportation. Sous l'Empire, il fut élu membre de l'Institut (1811), nomination qui fut confirmée en 1816
On doit à cet écrivain plusieurs ouvrages d'histoire qui sont justement estimés. Nommons seulement V Histoire des progrès et de la chute de V empire de Mysore, et sa belle Histoire des Croisades, son œuvre capitale. Cette dernière composition se fait remarquer par la grandeur et l'intérêt du sujet, par l'élégance et la noble simplicité du style, et peut filre considérée comme un de nos plus beaux gionuments historiques. — Conmie poète, Michaud s'est fait un nom honorable par son Printemps du proscrit (18Ù3) dans lequel on trouve des pages touchante.s et des vers heureux, et par Y Enlèvement de Proserpine, poème d'un mérite incontestable, mais qu'on ne lit plus guère aujourd'hui.
II a de plus publié en collaboration avec M. Poiijoulat des Mémoires pour servir à l'histoire de France depuis le XIII'^ eiècle (2U vol ) et une Correspondance d'Orient, trop volumineuse sans doute (7 vol., 1833-35), mais qui n'en est pas moins un excellent ouvrage.
J. Michaud, avait fondé avec son frère la Biographie universelle, ouvrage utile et précieux, mais d'une partialité regrettable et qui va souvent jusqu'à l'injustice. — Les continuateurs des frères Michaud vont, dit-on, revoir en entier ce vaste recueil biographique.