‹ Leçons et modèles de littérature françaiseChapitre 61 sur 265 · RAYNAL · texte numérisé non relu

RAYNAL

campagnes, et eLe en chassa les plus riches habitants, qui se réiugièrent dans les villes, où ils se flattaient de vivre sous la protection des lois ; mais les maux qu'ils fuyaient les y poursuivirent, quand les comtes eurent changé leurs gouvernements héréditaires en des principautés souveraines. Ces nouveaux seigneurs exercèrent à leur tour sur les bourgeois la même autorité que les autres seigneurs avaient acquise sur les vilains de leurs terres. Les péages, les droits d'entrée, d'escorte et de marché se multiplièrent à l'infini. Les villes furent sujettes, comme les campagnes, à une taille arbitraire, et obligée de défrayer leur seigneur et ses gens quand il y venait. Vivres, meubles, chevaux, voitures, tout était alors enlevé, et on aurait dit que les maisons des bourgeois étaient au pillage.

[Observations sur V histoire de France.)

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