‹ Leçons et modèles de littérature française; ou (volume 2)Chapitre 119 sur 191 · HUGO · texte numérisé non relu

HUGO

* HUGO (Victor-Marie) est né à Besançon, le 26 février 1802. Il se montra poète, et grand poète même, à l'âge où d'ordinaire la pensée est encore enfantine. Les Odes et Ballades (1822 — 1826), les Orientales (1828) et enfin les Feuilles d'automne (1831) sont de riches productions poétiques, dignes de celles que promettait Y enfant sublime ; les Feuilles d'automne surtout nous semblent de la plus belle, de la plus sublime poésie et vivront certainement aussi long-temps que notre langue. Dans les Chants du Crépuscule, les Voix intérieures et les Rayons et les Ombres, on trouve aussi d'heureuses inspirations et de fort beaux morceaux. — Non content d'être un grand poète, M. Hugo a voulu aussi prendre rang parmi nos meilleurs prosateurs, en publiant d'abord

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(en 1829) les Derniers Jours d'un Condamné, puis (en 1831) Notre- Dame de Paris, magnifique tableau des mœurs parisiennes au moyenâge, œuvre de génie, chef-d'œuvre de style énergique, entraînant, passionné, gracieux et souple tour-à-tour. — Quant à ses drames en vers et en prose, on peut y trouver sans doute un grand nombre de belles scènes, mais ils sont écrits d'après un système faux et trompeur, et manquent de ces qualités dramatiques qui, seules, assurent un succès de durée.

M. Hugo n'est membre de l'Académie que depuis 1841.

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