‹ Leçons et modèles de littérature française; ouChapitre 3 sur 216 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

La lecture est destinée à impressionner si vivemônt l'esprit, quelque jeune qu'il soit, qu'un professeur ne peut trop se préoccuper du livre qu'il fera lire à ses élèves. Si sa mission surtout est d'enseigner une langue étrangère, il ne saurait être assez difficile sur l'ouvrage qu'il choisira. En effet, il ne s'agit pas seulement d'offrir un texte quelconque, un recueil d'une certaine valeur littéraire, ou même un chef-d'œuvre véritable, mais dont la diction trop élégante et trop fleurie devient un dangereux modèle pour des étrangers : l'œuvre qu'il faut préférer à toute autre, c'est celle où aux beautés d'un style varié se trouvera réunie l'utilité pratique, et où jamais on ne froissera une opinion politique ou religieuse, à quelque pays ou à quelque dénomination qu'elle appartienne. Ces qualités si désirables, ici surtout, nous ne les avons point encore trouvées dans les ouvrages qu'ont adoptés la plupart des maisons d'éducation. C'est pour répondre à un besoin depuis long-temps reconnu, que nous avons entrepris le travail que nous soumettons aujourd'hui au jugement du public. Jeune encore, nous avons songé naturellement à mettre notre nom sous une égide puissante : nous avons donc profité des lumières d'un des meilleurs grammairiens de notre époque, M. Chapsal, dont la réputation est trop bien établie des deux côtés de l'Atlantique, pour qu'il nous soit besoin de faire son éloge. Nous avons puisé largement aux Modèles de littérature

française de ce savant professeur ; mais comme son livre

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