‹ Leçons et modèles de littérature française; ouChapitre 76 sur 216 · MAURY · texte numérisé non relu

MAURY

MAURY (Jean-Siffrein, cardinal), fils d'un cordonnier de Valréas (Comtat-Venaissin), naquit le 26 juin 1746. Il préluda par des triomphes académiques aux succès qu'il obtint dans la chaire. Ses >S'ermonset ses Panégyriques fixèrent l'attention de l'Académie française, qui l'appela, en 1785,à succéder à Lo Franc de Pompignan. L'éloge de Le Franc exigeait autant de réserve que d'habileté ; le récipiendaire sut remplir aux applaudissements de tous les partis, cette tâche difficile et délicate.Membre de l'Assemblée constituante,il lutta avec plus de talent que de bonheur contre le plus éloquent tribun des temps modernes, le célèbre Mirabeau. A l'époque de la Terreur, il se réfugia en Italie, et ne revint en France qu'après la fondation de l'empire. Il publia en 1810 son Essai sur V éloquence de la chaire. Napoléon le nomma ù, l'archevêché de Paris, siège dont il fut dépossédé en 1814. Il se retira alors à Rome, et y expira, le 11 mai 1817, après avoir subi de longues persécutions.

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