‹ Leçons françaises de littérature et de morale (volume 3)Chapitre 31 sur 141 · I. Ouragan des Antilles · texte numérisé non relu

I. Ouragan des Antilles

i i un rem farieui | le pi ^nt

,m/' .!<• [>lui<-, d*( < laii •>, de ton» de tranblemeni de tei re, < t l ■lui terribles, lea plus A

i ip , nu jour i ' iutnl

fonde ; .1 la p i m prinU :

h ii

1 1 de t. -ut, pie lenn

idre «m I , qui U •■

'r.nnli s < t fi ICiaél : Ici Crisel lei h

III1.HII, p<'l.

mm tourbillon de table , de |

teml

'.i nature.

RlTIlAIj. LiT. Il

m i.»m!>enl rai ' Ici nm

• 1rs mon! m Ici rapeui iJcnsmi,

i3« DESCRIPTIONS.

les neiges qui s'y liquéfient , descendent par une infinité de filets le long de leurs pentes; elles en enlèvent quelque . parcelles, et y marquent leur passage par des sillons légers. Bientôt ces filets se réunissent dans les creux plus marqués , dont la surface des montagnes est labourée; ils s'écoulent par les vallées profondes qui en entament le pied, et vont former ainsi les rivières et les fleuves , qui reportent à la mer les eaux que la mer avait données à l'atmosphère. A la fonte des neiges, ou lorsqu'il survient un orage, le volume de ces eaux des montagnes, subitement augmenté , se précipite avec une vitesse proportionnée aux pentes; elles vont heurter avec violence le pied de ces croupes de débris qui couvrent les flancs de toutes les hautes vallées; elles entraînent avec elles les fragmens déjà arrondis qui les composent ; elles les émoussent, les polissent encore par le frottement ; mais à mesure qu'elles arrivent à des vallées plus unies, où leur chute diminue, ou dans des bassins plus larges, où il leur est permis de s'épandre, elles jettent sur la plage les plus grosses de ces pierres, qu'elles roulaient; les débris plus petits sont déposés plus bas, et il n'arrive guère. au grand canal de la rivière que les parcelles les plus menues , ou le limon le plus imperceptible. Souvent même le cours de ces eaux, avant de former le grand fleuve inférieur, est obligé de traverser un lac vaste et profond , où leur limon se dépose , et d'où elles ressortent limpides. Mais les fleuves inférieurs , et tous lesruisseaux qui naissent des montagnes plus basses ou des collines, produisent aussi , dans les terrains qu'ils parcourent, des effets plus ou moins analogues à ceux des torrens des hautes montagnes. Lorsqu'ils sont gonflés par de grandes pluies, ils attaquent le pied des collines terreuses ou sableuses qu'ils rencontrent dans leur cours, et en portent les débris sur les terrains bas qu'ils inondent, et que chaque inondation élève d'une quantité quelconque; enfin, lorsque les fleuves arrivent aux grands lacs ou à la mer, et

. U Icj fc

«ni I indu

an.ie \i

Page 1