inrni 1! i*ji
- inprr»Moa» 1 ' , il
. • 1 inline tnrurt pour 1
ar>li m
pose, il devient plus obéissant sous l'éperon, sous le frein, sous la main qui In manie à droite et à gauche, Le pousse, le retient comme elle veut. Ala fin il rsi dompté: il ne fait que ce qu'on lui demande : il sait aller le pas, il sait courir, non plus avec cette activité qui l'épuisait , par laquelle son obéissance était encore désobéissante. Son ardeur s'est changée en force, ou plutôt, puisque cette force était en quelque façon dans cette ardeur, elle s'est réglée. Remarquez : elle n'est pas détruite, elle se règle ; il ne faut plus d'éperon, presque plus de bride; car la bride ne fait plus l'effet de dompter l'animal fougueux ; par un petit mouvement, qui n'est que l'indication de la volonté de l'écuyer, elle l'avertit plutôt qu'elle ne le force, et le paisible animal ne fait plus, pour ainsi dire, qu'écouter : son action est tellement unie à celle de celui qui le mène, qu'il ne s'ensuit plus qu'une seule et même action.
BOSSU ET. Méditations sur l'Evangile.
La Chèvre et la Brebis.
La chèvre a, de sa nature, plus de sentiment et d< ressource que la brebis ; elle vient à l'homme volontiers, elle se familiarise aisément , elle est sensible aux caresses , et capable d'attachement; elle est aussi plus forte, plus légère, plus agile et moins timide que la brebis ; elle esl vive, capricieuse, lascive et vagabonde. Ce n'est qu'avet peine qu'on la conduit et qu'on peut la réduire en troupeau : elle aime à s'écarter dans les solitudes , à grimper sur les lieux escarpes, à se placer et même à dormir NU In pointe des rochers et sur le boni dea précipices ; ell< est robuste, aisée à nourrir; presque toutes les herbes lui sont bonnes, et il ^ en a peu qui l'incommodent. Le tempérament, qui dans tous les animaux influe beaucoup sur le naturel, ne paraît cependant pasdanslaclu\ u