FABLES 1.1 ALLÉGORIES
caractère de U Fable.
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< onsen .-ii, , empire : nous l'aimons, nous ,m elle. ("< -.t un i Ile
< 1 « » ii i la % oix men n tons t< mps nous 1 1 nous un
pri tiges ; qui , ..
ajoute «les < liiinci iLles ol riantes ; cl qui CCDCfl
«lani , loumii i! Il : .... i i l.i Philosophie | ru trompe jamais que pour mieux nous instruit consenret les réalités qui lui sont confiées, elleconvri son envelopp anti et li
\ éi îtés de I '.niir <•.
Smi m ' pti '•". hauteur ne Elit M ne
pi oduil que des métamoi Elle >i le
d'un monde où nous nmiwn toujours mal, dans un antre nu unie qui) créé par l'imagination, .1 tout ce >|" il laui pour uous plaire. Elle embellit tout ce qu'elle tout he :
lie raconte, elle sème les merveilles, I poui atta< In i la curiosité, poui gravei dans la mémi
des leçon . que
I orgueil n'en est pas atteint. Elle se joue autour de la vérité, pour ne la laissa voir qu'à la déro qu'elle ail roula ou
elle prend ses eiexnpli • dans des <\|un> |>hm dans une i ace dii ine qu'elle « l ■ la
failli'' humanité] Uni i onduisanl I la t
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a?/* FABLES ET ALLEGORIES.
celés autour des météores de Souli, leur retraçaient le souvenir «le la nuée du téméraire Ixion. La valle< Parainythia , la plaine des illusions , comme son nom p.ii.iît l'iii.1 ii|iii-r , Uni rappelait sans doute l'image des Champs Elysées, lorsque la doua lumière de la lime i-i taire \ e 1
ame croyance établie, tout poin ni ic retroui rire
et s'expliquer pom d tm éprouvaient un charme
inexprimable à s'abuser, et le bonheur dans a)
que les Greca n'ont pas binée à la seule religion «111-
siode.
PuLCQUKVitLL. yuyag* en Grèce.
L| fable et PAUég
Tous les matins une jeune Déesse ouvre les portas de l'Qrient, et répand la fraîcheur dans les airs, les fleuri dans la campagne, e| les rubis sur la route du Soleil. A celte annonce, la Terre se réveille, et s'apprt | . .on
le Dieu ([in lui donne tous le5 jouis uni) nouvelle vie; il
pat rît, il si' montre avec la magnificence <|ui tonnent au
Souverain «les cieux. Son thaï, conduit |>ai les II
Mile 1 1 t'enfonce dans I espace immense on 'il remplit de
lia mine s et de îunnei e. Des <|u il parvient au pelais de la Souveraine dis iun>, la Nuit, qui marche éternellement sur ses traces, étend ses voile s, et attache des
ans nombre à la voûte « t l- Alors s i le\ e un autre < haï dont la dai lé dniii e < i conio li n le porte les « oeura senaibles A I» rêverie : une Déesse le conduit. l'dle \ lent en sileni e n i e\ oii les tendres hommages d Kiiilyiuion. Cei an qui brille de si riche* couleurs, ei qui m courbe d'un boni de l'horuon à l'autre, ce sonl les n ai es lumineuses du passage d'iria, Mu' I"" ,e
• i l.i l'erre les ordres de Juin m. Ces vei îles ,< es
tempête* horriblea, « esonj de* Génie* qui,taniôiaep>uani
KAI1IJ i Ll.ll
BilRllffr. Voymp & Anackat
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m0 PABLEfi il ALLÉGORIES
Le jeune Bacchui 1 1 le Penne.
Un jour le jeune Barrhns, que Silène instruisait,! h» rchait les Muse dans un bocage dont le sili littrou-
blé que par le bruit des fontaines el pai le < banl oiseaux. Le soleil n'en pouvait, av< . percei
la sombre verdure. L'enfant d< s> nu . [>< >n ■ étudier la I o 1 1 ^ i j . des Qieux, s'assit dans un coin an pied d'un riens chêne, du tronc duquel plusieurs hommes de L'âg* d'or étaient nés. 11 avait même autrefois rendu d< "tac le le Temps q'avait use l 'abatti e «Je sa tranchante faux.
Auprès de ce chêne sacré et antique se rat liait un jeune Faune , qui prêtait Torpille ans vers que i hantait l'enfant ,
et qui in arquait à Silène , par un i is moqueur, toutes les
fautes que faisait son disciple. Aussitôt1 i les
autres Nymphes du hois souriaient aussi. Le critique était
jeune, gracieux et folâtre; sa tête était ronronner de liei i e
et de pampre; ses tempes étaient orné i de
raisin. De son épaule gauche pend a côté droit,
en écharpe, un feston de lierre , et le jeune Bacchu plaisait à voir ces feuilles < onsai i ées à sa dit inité.
Le Faune éi il enveloppé, au— dessous de la ceinture,
par la dépouille affreuse et hérissée d'une jeune lit DJM qu'il avait tuée dans les forêts. 11 tenait dans sa main une houlette courbée et noueuse. Sa queue paraissait derrière comme se jouant sur son d 11 i mine Bacchus ne pouvait souffrir un rieui malin, toujours prêt à se d quer de ses expressions, si elles n'étaient pures et élégantes, il lui dit d'un ton fiei et impatient : ■ Comment oses-tu te moquer du fils de Jupiter;' « Le Faune répondit sans s'émouvoii : « l'ili î Comment le fils de Jupiter ose-t-il faire quelque faute i m
Fehelon.
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retourner parmi le» riran I' .1 un ln< uplruc, mi l M milira, Mai» ••II'- fil
pl.marM ri
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278 PABLBS i.i \l.Ll.r,oi;!i s.
muet* Mais il fit encore une farce devant li
<i [es Primes ne résistent guère aux demandei des maniai les flattent Pluton accorda donc a celui-
ci <in"i! irait dans le eorpi d'un nomme : mais < onune le Dieu eut honte de L'envoyei dani I»- i orpi <1 un homme
ci \ ei i uciix , il le destina eu corps d'un haraugi;
cnriuveiix c! importun, qui mentait, qui se vantait sans
b, s/ui faisait «les gestes ridicules, qui se moquait de
tout le ininiile, qui interrosnpeil imites les conversations
les plus polies et les plus suliiles, pOnr dire rien, mi les
sottises les plus ffroi dercore, qui le reconnu!
dans re nouvel étal, lui dit en i i.inl : « Ho ! lin ! je !• connais ; tu n'es qu'un compose du linge M du perroquet que j'ai vus autrefois. Qui t'ôterail tes pa-
roles apprises par coBursans jugement 4 ne laisserait rien de toi. J)'un joli singe et d'un bon perroquet, on n'en fait qu'un sot homme. »
Le même.
Le Lapin de La F'ontaine.
Il m'étais ennuyé long-temps, et j'en avais ennuyé bien d'autres, de voulus I huit tout seul
une lui t belle forêt : j'y allai D i jour . nu , pour mieux dire, un soir, pour tirer un lapin. C était a l'heure de 1 affût Quantité de lapereaux paraissaient , di
ratl lient le ne/. , faisaient mille Komis, mille tours, mais toujours si vile, que je 11 .1 Ul temps
de LAchei mon coup. I ■ ancien, d'un poil ssspee plus , d ans allure plu - paru! tout d'un coup su
bord de son terrier. Ypi< \\ h 1. .dette mut à s,.n
aise (car c'est de li qu'ofl dit : pvoprs comme un lapin),
vojant que je l<- tenais au bout de mon fusil : << Tire donc,
me dit-il, qu'allcnd.s-tu ; 1 Oh ! )c vous avoue <pie j< saisi d'ft'Minement !... Je n'avais jamais tire qu'à la
I \IU.I s I I VI.I.M.i MVII >.
• ii» !•• , ii. ( 'I
«lit tout , DM
||' 0 tombai i\r mon
mil i têi j
— Ah ' I I »
i tarai* a
1U M'ult-nt | t . au 1
a8o FABLES ET ALLEGORIES.
Les Parvenus.
Si je voulais, par un seul passage, donner, à la fois, une i<léc «lu yrand talent de La Bruyère, et un exemple frappant d>' la puissance des contrastes dans le style, je citerais ce l»el jfpotogue , «|iii contient la plus éloquente satire du faste insolent et scandaleux des parvenus.
Ni les troubles, Zénobie, qui agitent votre Empire, ni la guerre que vous soutenez virilement contre une nation puissante, depuis la mort du Roi votre époux, ne diminuent rien de votre magnificence : vous avez préféré à toute autre contrée les rives de l'Euphrate, pour y élever un superbe édifice ; l'air y est sain et tempère, la situation en est riante, un bois sacré l'ombrage du côté du couchant; les Dieux de Syrie, qui habitent quelquefois la terre, n'y auraient pu choisir une plus belle demeure : la campagne, autour, est couverte d'hommes qui taillent et qui coupent, qui vont et qui viennent, qui roulent ou qui charrient le bois du Liban, l'airain et le porphyre ; les grues et les machines gémissent dansl'air, et font espérer à ceux qui voyagent vers l'Arabie, de revoir à leur retour en leurs foyers, ce palais achevé, et dans cette splendeur où vous désirez le porter, avant de l'habiter, vous et les Princes vos enfans. N'y épargnez rien , grande Reine : employez-y l'or, et tout l'art des plus exeellens ouvriers ; que les Phidias et les Zeuxis de votre siècle déploient toute leur science sur vos plafonds et sur vos lambris : tracez-y de vastes et délicieux jardins, dont l'enchantement soit tel , qu'ils ne paraissent pas faits de la main des hommes. Epuisez vos trésors et votre industrie sur cet ouvrage incomparable; et, après que vous y aurez mis, Zénobie, la dernière main, quelqu'un de ces pâtres qui habitent les sables voisins de Palmyre , devenu riche par les péages «le vos rivières, achètera un
FAltl.i \ ET ALLËGORll 181
bellii "e "'c 'Ul i fortune.