‹ Leçons françaises de littérature et de morale (volume 3)Chapitre 63 sur 141 · I .li s pa · texte numérisé non relu

I .li s pa

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il roule, il échappe, il l'enfoit; de l'autre, il prend louti

me par lui m.'m. Si !

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3i4 MOKALI RËLIG1£1 M

\olatiles; nulle espèce d'aniin.tu\ QC pourrai! nagn , mil poisspa m' pourrait vivre; il n'y aur.iit aucun gownrierce par la navigation. Quelle main industriel] e a su épai&sii l'eau en subtilisant l'a ii , et distinguer si luedeux espèces de corps (Inities ? Si l'eau étail un peu plus

raréfiée , elle ne pouii.iit plus soutenu ( es piodi^i

édifices flottans «[non nomme vaisseaux ] les corps

moins pes.ins s'enfonceraient d'abord dans l'eau. Qui est-ce qui a pris le soin de choisir une si juste configulation <le parties et un degré si précis de mouvement, pour rendre l'eau si fluide , si insinuante, si propre .1 e< happer, si incapable de toute consistance , et néanmoins si forte pour porter, et si impétueuse pour entraîner les plus pesantes masses?

Elle est docile : l'homme la mène comme un cavalier mène son cheval, sur la pointe des racines ; il la distribue comme il lui plaît ; il l'élève sur des montagnes esc.u péea , et se sert de son poids pour lui faire faire dvs chutes qui la font remonter autant qu'elle est descendue : mais l'homme qui mène les eaux avec tant d'empire est à son tour mené par elles. L'eau est une des plus grandes forces mouvantes que l'homme sache employer pour suppléer à ce qui lui manque dans les arts les plus nécessaires , par la petitesse et par la faihlesse de son ( orps ; maieaux tjui , nonobstant leur fluidité, sont des m.i pesantes, ne laissent pas de s'elexcr au-dessus de nos têtes et d'y demeurer long-temps suspendues.

Voyez-vous ces nuages qui \ oient comme sur les ailes des vents? S'ils tombaienl tout a coup par de grosses colonnes, d eau rapides pomme des lorrens, ils submergeraient cl détruiraient lout dans l'endroit de leur chute , et le reste des lerres demeurerait aride, Quelle main les tient dans ce lira suspendus, cl ne leur permet

de tomber que goutte à goutte, comme si on les distillait

par un arrosoir:' J)'où vient (ju'e 1 tains pays chauds,

où il m: pleul presque jamais, lis rosées de la nuit sout

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< <• <\\i\ a su éviter le trop el le trop peu 'J Quel doigt a marqué à la mer la borne immobile <|u «-Ile doit respei lei dem la suite «Je tous les siècles , ca lui disent : « Là ,

vous viendrez briser l'orgueil de vos \.i .

Mais ces eaux si coulantes deviennent , tout à coup, pendant I hiver, dures comme des roi bers. Les somn des hautes montagnes ont même, en tout temps, .1. . glaces et des neiges, qui sont la SOnrce des rivières, et qui, abreuvant les pâturages, les rendent plus fertiles. Ici, les eaux sont douces, pour désaltérer 1 homme ; là, elles ont un sel qui assaisonne et rend im 01 1 uplibles no i alimens; enfin, si je lève la tèie, j'aperçois, dans les nues qui volent au-dessus de nous , de suspendues, pour tempérer l'aii , poui arrêter les rayons enflammés du soleil, et pour arroser la terre quand elle est trop sèche. Quelle main a pu suspendre sur nos i ces grands réservoirs d'eau? Quelle main prend soin de ne les jamais laisser tomher que par des pluies modei i

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