‹ Leçons françaises de littérature et de morale (volume 3)Chapitre 65 sur 141 · I -I l'Illl « »S( 'NUI II. \llnl · texte numérisé non relu

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jusque dans lei « limats les plus glacés, une flamme qui lui tienne lieu du soleil, quand le soleil l'éloigai lui. Cette flamme se glisse subtilement dans toutes les semences. Elle est comme l'âme de tout ce qui vil, elle * onsuine tout ee qui est impur , et renouvelle (e quelle a purifié. Le feu pi èle sa force aux hommes trop faibles , il enlevé tout à coup les édifiées et les rorhers. .Mais veut-on le borner à un usage plus modère, il réchauffe lliomme, il cuit les alimens. Les anciens, admirant le feu, ont cru que c'était un tvésoj céleste que l homme avait dérobé aux Dieux (i).

FÉNELON. Existence de Dieu.

La Création.

Qui a formé tant de genres d'animaux, et tant d'espèees subordonnées à ces genres, toutes on propriétés , tous ces mouvemens , toutes ces adresses, tous ces alimens, toutes ces forces diverses, toutes ces images de vertU*, de pénétration, de sagacité el de violeme Qui a fait marcher, ramper, gl. .nimaux ? Oui adonne

aux oiseaux et aux poissons . es remet naturelles qui leui

lont fendre les eaux el L'air? Ce oui peut-être a donne

lieu à leur Crealcui de les produire ensemble, cOflmv animaux d'un dessin a peu pies semblable: le vol d<

oiseaux paraissant être une espèo de faculté de m

dans uni- matière plus subtile, comme la tac ni le de h dans les poissons est une espèce de \(-l dans iuh- liqueui

plus épaisse. Le même auteur a Lut ces convenances (I ces différences; celui qui a donné ans poissons leur tetslesse, et, pour ainsi due, leur morne silence, a donne aux oiseaux Leurs chants si divers, el leur a mis dans

l'estomac el dans le gosier une espère de Ivicet de ^ui- (i) Voyez plus haut U Culte du /-'ru

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Mai* ce que je i royais d'abord n'être qu'une couleur, est une diversité de teintures qui m'étonne C'est du vert pai tout, mais ce n'est nulle jpari Le même. Aui une plante n'est colorée comme une autre: je les approche, je les compare, et je trouve , en Lei i omparanl , que la différence est sensible. Cette surprenante variété, qu'aucun art ne peut imiter, se diversifie encore dans chaque plante, qui, dans son origine, dans son progrès, dans sa maturité, est d'un* espèce de vert différent. El je suis moins surpris , après celle obsen alion qui augmente mini admiration*, qui; les nuances innombrables d'une même couleur m'attirent toujours et ne me rassasient jamais.

Duguet et d'Asfeld. L'Ouvrage des six Jours, IIIe j., ir p.

L'Être Suprême.

L'ÊTRE divin est réellement le seul être positif qui mérite cette dénomination. 11 est seul, et seul il vit, paire que son existence et sa vie ne sont point des accidens. Il «•st l'ÉTRE unique, Il est L'£t&B «les êtres. Il n'y a point, il ne saurait y avoir à: être hors de lui, pan «'que Les seules qualités positives qu'il nous soit donné de connaître prennent leur source en Lui. Le bon, le beau, le juste, l'honnête émanent de son sein et font partie de son essence, le mauvais, le difforme, l'injuste, le déshonnétc sont ses négations. Il est I'Ltre nécessaire ; car sans Lui les mondes eussent éternellement dormi dans le néant. Ce globe qui me junte me montre mille luîmes changeantes ; l'organisation des végétaux, le mouvement des fluides, les diverses configurations des solides, et le mélange des uns et des autres, lui prêtent une apparem e de féerie. Les animaux le parcourent en tous sens comme des ombres lugitives ; Illumine lui-même fiant en tremblant hasarder quelquea pas sur ce théâtre d'illusions. H y

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3a2 MORALE RELIGIEUSE,

Quel que soit le desordre de no» sociétés, cet instinct céleste se plaît toujours avec les enfans des hommes. 11 inspire les hommes de génie en se montrant à eux sous les attributs étemels. Il présente au géon pro-

gressions ineffables de l 'inlini , au a des harmu-

ni. , ia\ îssantes , à L'historieu les ombres immorii I homin. vertueux. 11 élève un l'nnasse au poète, Cl un Olympe au héros. 11 luit mu les jours infortunes du peuple. Il fait soupiier, au mili "u du luxe de Paris, le pauvre habitant de la Savoie, après les saints <"U

«le ecâge de ses montagne*. Il erre iui

«I rappelle des doux climats de l'Inde le matelot < .

péen aux rivages orageux de I OocidenL II donne une

patrie a des malheui eu x , et des regrets à ceux qui n'ont rien perdu. Il Couvre nos berceaux des charmes de l 'innocence, et les tombeaux de DM pères des espérai) de l'immortalité. Il repose au milieu des \illes tumultueuses, sur les palais des grands Rois, et sur les temples augustes de la Religion.

Souvent il se fixe dans les déserts, et attire sur des

r<>< liers les respects de l'univers. C'est ainsi qu'il VOUS a

couvertes 4e majesté, mines de la Grèce et de Rome, et nous aussi, mystérieuses pyramides de l Egypte! Lest

lui que nous cherchons sao I i milieu de nos m m-

pations inquieles; m.iis, des qu il se montre à nous dans

quelque acte inopiné de vertu, ou dans quelqu'un de

s (ju on nomme des < < ups du ciel. OU dans

quelques unes de ces émotions sublimes indéGnissables , qu'on appelle par excellent e des traits de sentiment, son premier effet est de produire en nous un mouvement de joie ti i-.-\ if y et le second de nous faire verset deslan Notre .une, frappée de cette lueur divine, se réjouit à la (>>is d eu ire \ oir la céleste patrie, et s'afflige d'en être exilée.

BÏUUtaJLDIB D| S.UNT-l'ltKKh.

Etudes de lu \aturr.

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comparables r>l> j «»t.s se touchent, se tiennent, te répondent si bien qu'on ne peut songer à l'un sans pensera l'antre J car Dieu est le Monarque, et le Monarque est Dieu dans son espèce. T ai dit : Vous êtes des pieux ; Dieu est le Roi du ciel, et le Roi est en quelque sorte le Dieu de la terre ; ei il est certain qne Dieu n'a point de plus belles ni de plus vives imagesquer.es Rois, si majestueux, qui tiennent ici-bàs sa place parmi les hommes; sa puissance reluit \ isiblemenl dans celte autorité souveraine qu'ils exercent sur lems peuples; sa sagesse, dans la prudence et les lumières de leur conseil ; sa justice, dans l'équité de leurs lois; sa vengeance, dans la terreur de leurs armes ; sa grandeur, dans l'étendue de leur domination ; sa gloire, dans la pompe et la magnificence de leur Cour ; et son infinité, qui contient éminemment en soi toutes les perfections «les créatures, se remarque avec éclat dans leur dignité Royale, qui renferme en elle-même toutes les charges de leur Empire. En effet, un Monarque est général dans ses armées , juge dans ses tribunaux , magistrat dans ses villes, gouverneur dans ses provinces, maître et père dans toutes les familles de son obéissance ; il est tout lui seul, et l'on peut dire que les officiers de son Royaume ne sont que ses yeux, ses oreilles, ses mains et ses bras, qui agissent pour lui et par lui, et qui sont animés de son esprit.

Dubosc. Sermon sur les deux Souverains.

La loi des Souverains ou le Roi , l'homme des peuple-..

L'amour du peuple , le bien public, l'intérêt général de la société est la loi immuable et universelle des Souverains. Cette loi est antérieure à tout contrat : elle est fondée sur la nature même; elle est la source et la règle sûre de toutes les autres lois. Celui qui gouverne doit être lepremiei el le plus obéissant à 1 erta loi primitive; il peut

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