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Les destinées des esprits, au contran mplissent
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Cependant rien n'est isolé : tout le lie par des rapports, tout se tient. L'œil des intdligencei pénètre dans les profondeurs de l'espace ; il admire les merveilles dont elles sont le théâtre, il l'élève jusqu'à relui qui ordonna qu'elles fussent.
Qu'eût été l'univers prive de tout témoin ? Tant de beautés, tant de magnifirence devaient-elles être éternellement ignorées? Et si toutes les créatures avaient été insensibles, à qui les cicux auraient-ils raconté la gloire de leur auteur ?
« Quand l'univers l'écraserait, l'homme, dit Pascal, serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu'il sait qu'il meurt : et l'avantage que l'univers a sur lui , l'univers n'en sait rien. »
La dignité du sentiment qui respire dans cette pens< e, la manière sublime dont elle est rendue, auraient dû faire taire toutes les critiques. Comment a-t-on pu dire que la raison était blessée de ce rapprochement entre une telle infinie grandeur et une telle infinie petites
La raison dit impérieusement que celui qui meurt, mais qui sait qu'il meurt , appartient a un ordre plus élei é que l'être c 1 1 a ï existe sans connaître son existence, l'un fùt-d un atome, l'autre un monde tout entier: l'un dût— il ne vivre qu'un instant , l'autre durer toujours. La raison dil que, après la vertu, le savoir est la sonne et la mesure de toute noblesse, et que le plus intelligent des êtres en est aussi le plus noble.
C'est doue parce qu'il pense, qu'il connaît, <M qu'il se connaît, que l'homme tient le premier rang. Par son corps, il était sans doute nue des ouvres les plus admi-
rables de la Divinité; par sou intelligence, il en est
devenu l'image.
La Romiguière. Leçons de Vhilosophic, t. M.
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d'une machine qui se dissout ; et, pour tout dire en un mol , si tout meurt avec nous, les lois sont donc une servitude insensée; les Rois et les Souverains, des fantômes que la faiblesse des peuples a élevés; la justice, une usurpation sur la liberté des hommes ; la loi des mariages, un vain scrupule; la pudeur, un préjugé; l'honneur et la probité, des chimères ; les incestes, les parricides , les perfidies noires , des jeux de la nature, et des noms que la politique des législateurs a inventés.
Voilà où se réduit la philosophie sublime des impies ; voilà cette force, cette raison, cette sagesse, qu'ils nous vantent éternellement. Convenez de leurs maximes, et l'univers entier retombe dans un affreux chaos; et tout est confondu sur la terre ; et toutes les idées du vice et de la vertu sont renversées ; et les lois les plus inviolables de la société s'évanouissent ; et la discipline des mœurs périt; et le gouvernement des Etats et des Empires n'a plus de règle ; et toute l'harmonie du corps politique s'écroule ; et le genre humain n'est plus qu'un assemblage d'insensés, de barbares, d'impudiques, de furieux, de fourbes, de dénaturés, qui n'ont plus d'autre loi que la force, plus d'autre frein que leurs passions et la crainte de l'autorité, plus d'autre lien que l'irréligion et l'indépendance, plus d'autre Dieu qu'eux-mêmes. Voilà le monde des impies ; et , si ce plan affreux de république vous plaît, formez, si vous le pouvez, une société de ces hommes monstrueux. Tout ce qu'il nous reste à vous dire, c'est que vous êtes dignes d'y occuper une place (i).
MASSILLON. Vérité d un avenir.
(i) Voyez, en vers, même sujet; et dans les Leçons Latines an- •iennes et modernes.
OU PHILOSOPHIE PB il IQI I
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In. mm-- | qui .uirn ni ini.i. . • . I.i n.r
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de leui «• ipi ii |'<.ur essayei de pré ; .m v rériti i i onsolantes, >>u tui rraisemblai • e qui i seuil i hèrei , ils l'appliquent ta toute* , « t « bei i benl •■ embai t tsti i . pai I- • insiiiK ii. •• . qui tendi ni a fortifie! les prem 6 nitni c : on les roil m mati ri ali* dire . de keoi itx, plutôt qui
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ni « ui.iip ; il . n. -n \ eulenl point poui poui la pensée.
Quel bon» ridant peut-il leoi
supériorité de rue donl ils ic glorifi l qoe
le i i -nli.ii d'un .!■ 'in temblabl
dea plan) iltes spirituelles, bien l< >in de
e | h quelque manière , dans Tint. infi-
nie, bien loin de l'onir à quelque grande destinée , sont
intimement a inntiiie ijni chancelle
de i Mis, «-i doi
expose la durée ? Quel orgueil pourrioni
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e imp< i ■joui derooi vîvi ne doh
s égaux , pendant
moi; ma. RI LIGIEl 9E
<et instant de vie qui \.i s'anéantir dans l'étendue comme qne vapeur légère dans 1 imm< i 'Ah! que parlerions-nous d'éclat, <!<• triomphi d'élévation, quand nous renoncerions volontairemei la grandeur de la plus belle origine! nous serions fiei la célébrité de notre pays, de l'honneur «1«- notre famille, et la seule gloire que nous ne Voudrions pas partagei sérail celle «le l'humanité entière, ce sérail celle qui appartient .;i la dignité de notre nature !
Necker. Importance des Opinions religieuses.
L bnmiti 1 1 dite de I \ni<-.
PLUS je rentre en moi , plus je me consulte , et plus je lis ces mots écrits dans mon âme : Sois juste, et tu seras heureux ! 11 n'en est lien pourtant, à considérer l'
rit des choses : le nui haut prospère, et le juste reste
opprimé. 1 oyez aussi quelle indignation s'allume* eu
nous quand cette attente est frustrée! la conscience s'élève et murmure contre son auteur: elle lui crie en gémissanl : « Tu m'as trompé! »
« Je l'ai trompé, téméraire ! qui te la dit? Ton âme est-elle anéantie ? ,i< tu cessé d'existai ' fi Brutus ! .'» mon fils ! ne souille point ta noble vie en la finissant : ne laisse point ton espoir et la gloire ave< ton corps aux champs de Philippe,. Pourquoi dis-tu /,/ pertm n'est n'en, quand lu vas jouir du prix de la tienne I ts mourir, penseatuj non, tu vas vivre, et c'est alors que je tiendrai tout
Ce que je t'ai proni:
( )n dirait , aux murmures des impatiens mortels , que Dieu leur doit la récompense avant le mérite, et qu'il est obligé de payer leur vertu d'avance. Oh ! soyons l»ons premièrement, el puis nous serons heureux. \ clgeons
pas le prix avant la victoire, ni le salaire a\ ant le travail.
(Y n'est point dans la lice, disait Plularquc, que
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m ri ÛêÊtàÊÊt ! ( >ii i %t I hommi , < u r\\ \r mm* qui un i{mi .
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MORALE REL1GIEUS1
Quels préjugés, quel aveuglement ne taut-il point avoir pour oser comparer le fils de Supin puisque au fils de Marie! Quelle distance de 1 un à L'antre! Sorraie mourant sani douleur, tans ignominie , soutint aisément
jusqu'au bout son personnage; et si cette facile mon n'eût honoré sa vie, on douterait si Socrate, avec tout son esprit, fut autre chose qu'un sophiste. Il inventa, dit-on, la morale; d'autres, avant lui, l'avaient mise en pratique; il ne fit que dire re qu'ils avaient fait; il ne fit que mettre en leçons leurs exemples. Aristide avait été juste avant que Socrate eût dit re que c'était que la justice. Léonidas était mort pour son pays avant que Socrate eût fait un devoir d'aimer la patrie. Sparte était sobre avant que Socrate eût loué la sobriété ; avant qu'il eût loué la vertu, la Grèce abondait en hommes rertueux. Mais où Jésus avait-il pris chez les siens cette morale élevée et pure, dont lui seul a donné les leçons et l'exemple ? Du sein du plus furieux fanatisme, la plus haute sagesse se fit entendre, et la simplicité des plus héroïques vertus honora le plus vil de tous les peuples. La mort de Socrate, philosophant tranquillement ave* ses amis, est la plus douce qu'on puisse désirer; celle de Jésus expirant dans lestourmens, injurié, raillé, maudit de tout un peuple, est la plus horrible qu'on puisse craindre. Socrate, prenant la coupe empoisonnée, bénit celui qui la lui présente et qui pleure. Jésus, au milieu d'un affreux supplice, prie pour ses bourreaux acharnés. Oui, si la vie et la mort de Socrate sont d'un sage, la vie et la mort de Jésus sont d'un Dieu.
Le même.
L'Eloquence Chrétienne.
Les anciens n'ont connu que l'éloquence judiciaire et
politique: l'éloquence morale, c'est-à-dire l'éloquence
Ol PHILOSOPHIE PB \ I \Q\ I
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