‹ Leçons françaises de littérature et de morale (volume 3)Chapitre 77 sur 141 · UI · texte numérisé non relu

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804 MOKALK KELIGIEUS

qui noai dérangent dam m-s projets, qui dom arVéi dans nos voies 5 qu'il faut oppn redit, patron

•• patron, et pour cela l'assujettir ans plus anouyi

er mille rebul r mille •

se donner mille mouvemens, n'être plus à soi. et < dam la tumulte et la confusion. C'est que, dans l'attente de cal état, ou l'on n'arrive pas tout d'un coup, il faut rapporter des retardeanem capablei non seuleiinnl.1 rM'ircr, mais il epuisi i toute la patience ; que,

durant <l( longues années, il faul languir dani l'inoerti iinle du Mines, toujours lloti.int entre l'espérance ri la ••iir, et murent, après «les détail presque infinis, ayant encore l'affinas déboire «le roir ten

iuuis échouer, et ne rampai tant, pi le de tant

<!<• pas malheureasonteiil perdus, que la rage dai • oui et la bonté devant les bornas

.le ,|ts plus : c'est que cet état, si l'on est enfin assez, heureux pour s'y ingérer , bien loin île mettre .les bol

à l'ambition et d'en éteindre le feu , ne sert au < aoti qu'à la piquet davantage et qu'à l'allumer ; que d'un degré ou tend bientôt à un autre , tellement qu'il n i ien ou l'on ne m pOftB , ni tien où loi' . n il que

I ..n ne veuille a\on, ni rien dont on jouisse; ipe n est qu'uni perpétuelle .succession de vues, de desiis . d entreprises, et, par une suite nécessaire, qu'un I pétaei tourment. CVst que, pour liouldiT loiile l.i doiiieur de rel elal , il ne faut souvent que la moiudn- < H ' oilst.iiK < et le sujet le plui Qu'ufl esprit

ambitieux grossit, et dont il se fait un monstre i .

lioURDALOUE.

(i) Voyez les Leçons Latines anciennes et moderne*.

i NUI I :. il

M. >i»r .u|ti

c'est le vice des Vsi le ca r< d'un

cœui Lâche et rampant ; < 'est le trait le plus marqué d'une âme « il''. Le dei oir tout icul peul no celle qu'on doit aui b et aux inti l'ambi

lion porte toujours are* elle no caractère de honte qui tKius déshonore : elle n<- proi 8 de,

n tonte leur gloire, qu'à rcux <|ui ruent devant

I iniquité, e1 qui te dégradent honteusement eus On reproche toujours nos !>.-• | notre élévation .

roi places rappellent avilissemens qui I- .

onl méritées; M Im titres de nos bonawnn et de nos dignités deviennent eux-mêmes les traiti publics de notre ignominie.

L'ambition nous rcn«l Eaus , lâches, timides, quand il faut toutenir les intérêts de la vérité. On craint tonjours de déplaire, on veul toujours tout conciliei . accommoder* On n'est pas capable «. 1 «* droiture, de canJcui , d'une certaine noblesse qui inspire l'amoui de l'équité, et qui seule fait le« grands hnaanes, les bons mjets, les ministres fidèles • i les magistrats illustres. Ainsi on ne saurait compter sur un cœur an qui l'ambition domine : il n'a rien de mît, rien de fixe, rien de grand ; sans principes , sans maxim ment, d

prend toutes les loi mes , il se plie saris cesse *U ère des passions d'autrui , prèl à tout également, selon tfn vent tourne, ou à soutenir' l'équité, OU à ] ter tion à l'injustice. On a beau «lire que l'ambition est la passioir des grand) raad «pie

l'amoui de li rérité, el lorsqu'on u veul plaire que pai

elle. MasSILLON.

Mort «l'Alevindrc.

\l.KXAMHll lit son entrée dans Bal>\lone, .1 ,

'« lai «pii mrpaasait tout « I que l'univers awiii jamais vu...

(M l'mi.nsni'lllh PU \ iK.'i i

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levant, mai» comme u l' i

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.Itjieeim qu'ai» kooMnc rùi . plu* jattes

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"tini , U plus renommé et le plu» ill

• Apiiâtor«, rt il a

398 MORALK KKLNilEUSE,

(ju'il avait été 1 1*. [ • puissant, il fut la raus< ââ la perte des siens. Et voila j.l iiiun olukilux dl tant de

.<UÊTES (i) 1

Bûssi i i.

Les Fléaux de Dieu.

C'est le moyen de faire souvent ■ n | tisi io«- , qu jugei toujours du mérite des conseils par la bonne fortune «1rs événement Ne nous LaisSODS MS -blouii .1 l'éclat des choses qui n G que

les Romains, et que nous-mêmes avons appelé une prudence ail mil a h !<• , c.Yst une beureuse téméril

11 y a eu des hommes dont la \ ie a été pleine de miracles, quoiqu ils lie lussent pas saints , et qu ils n'eu pas dessein de l'être ; le Ciel bénissait toutes leurs fautes f le Ciel couronnait toutes leurs folies.

11 devait périr cet homme fatal , il devait périr , premier jour île sa conduite, par une telle entreprise; mais Dieu voulut se servir de lui pour punir le g< humain et tourmenter le monde : la justice de I I voulait se venger, et avait choisi cet homme D le ministre de ses vengeances.

La raison concluait qu'il tombât d'abord par les maximes qu'il a tenues; mais il «-si demeuie longtemps debout, par une raison plus haute irai la soutenu. Il a été affermi dans son pouvoir par une foi -i*re, et

qui n'était pas de lui, par une force qui appuie la faiblesse,

qui arrête les chutes de ceui qui se précipitent, qui n'a

que faire des bonnes maximes pour conduire les bous succès. Cet homme a dure pour travailler au dessein de la

Providence. Il pensait .< passion, et il exécutait

(1) Voyelles Leçons L<iii>its uttciennt* » II. t'«/«i<<>v Portraits

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MORALE EŒL1GIEUS1

( ,\>>iro.

On a beaucoup déclamé contre la gloire; < «"la ■• i n i tore] : il isi Lcaui oup plus aise .lin dire du mal que de la mériter. Tacite était plus ingénu; il convenait que c'étail la dernière passion du Mge, el apparemmenl la sienne. Il ri tl<s hommes qui se \ sntenl de la mépi iaei , n, pom qu'on n "i- n doute pas, ils le répètenl : c*e§l nne raison de plus [unir m- les point < roire. Chat un en se< rel y prétend ; mais l'un s'affiche , et L'autre ><• i m he. L'un a la vanité des petit . el I autre l'orgueil des grandes.

Corneille mettait sa gloire a laii e (iniui , un ( ourlisau de

son siècle, a paraître a\e. grâce dans un ballet.

Voulez-vous savoir ce que peut le sentiment de la gloire? Otes-la de dessus la terre, tout < hange ; le re gard de l'iutmme n'anime plus l'homme, il est seul dan» la foule -7 le passé n'est rien ; le présent se re ■ tel re : l'avenir disparaît) l'instant qui s'écoule périt éternellement) sans être d'aucune utilité pour l'instant qui doil suivre.

En parcourant l histoire des Empires et des arts, je vois partout quelques hommes sur des hauteurs, el en bas le troupeau du genre humain qui suil île loin et à pas lents. Je \uis la gloire qui guide les nieniieis, <l US

guident l'univers (i).

Thomas. £***** saraVi Muges.

l.i Clone hunian

Le propre de lagloire, ( estd'amasserautourde soi tout ce qu'elle peuL L'homme trop petit tout seuL 11

<\) Vojei plus haut, Dtfiniuoiu ; et l< | CafBSH Latines anciennes «•i wtodtrntt.

« »i l'ini iTIQl i

lr.

i, à h vrnlc , la .

• I .11- m«' \ lr crrui

Botsvrr.

Les hommes passent cntni

■■g |.ir.l I .

; ar.iit lr immobile lui-même, 6 mon II maintenant <)

bel âge i

resl« • intte souvenu ; bjtieillev

«-mirtnir \ ni. .lia n.lrr loi. % *»^r , rourbei

,'«, aff.nl

4ua MORALE RELIGIEUX

cœur la source de la joie, te dégoûter du présent, te faire craindre l"a\ «nii , te rendre in-.. -lisible à tout, excepte à la douleur. Ce temps te paraît éloigné. Ilelas ! tu te trompes, mon fils; il se hâte, le \oila qui a qui

vient avec tant de rapidité n'est pas Loi* de toi, et le pi éMIlt qui s'enfuit est déjà bien loin, puisqu'il s'anéantit dans le moment (pie nous parlons , et M peut plui rapprocher. Ne compte doue jamais, mon tils, sur le présent : mais soutiens-toi da: UCT rude et âpre

de la VCrtU , par la \ ue de l'av-mr. Prepare-toi , par des monts pures et p.u I .ihi.hu de la justice, une place dans I heureux séjour de la p

i.LON. Télémaque.

Le Duel.

Gardez-vous de confondre le nom sacré de l'honneur avec ce préjugé féroce qui met toutes les vertus à la pointe d'une épée, et n'est propre qu'à faire de braves scélérats.

En quoi consiste ce préjugé? Dans l'opinion la plus extravagante et la plus barbare qui entra jamais dans l'esprit humain, savoir, que tous les devoirs de la so- ( iele soûl supplées par la bravoure : (pi un homme i plus fourbe, fripon, calomniateur; qu'il est civil, huiii. nu , poli, quand il sait se battre; (pie le meii changées Vérité, que USTOJ devient légitime; la perh.lie honnête, l'infidélité louable, Mlôl (prou soutient tout < ela le fei .1 la 111. nu ; qu un allioui est toujours bien repare par un eoup d epee, el qu'on n'a jamais tort I un homme , poun U qu'on U tue. 11 y a, je l'avoue, une autre sorte d 'affaire oi la gentillette M mêle .1 la ■ Miaule ,

et où l'on ne tue les gêna que par hasard: c'est celle où

l'on se bat au premier sang! Au premier saiM ! grand Dieu ! Et qu'en veux-tu faire de ce sang, bête féroce

\eu.\-lu boue ?

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4o4 MORALE RELIGIEUSE,

■sèment qu'il craint moim demonrii que. le mal faire, ci qu'il i . • . 1 < » ii i « le crime et non le péril. Si !<■•> \ • N pn jugés s'élèvent an instant contre lui, tous les jouis .Ifson honorable vie sont autant d<- témoins qui I ré- < usent; et, dans une conduite si bien liée, on juge d'une

action sur toutes les nui

Les hommes si ombrageux et ii prompts à provoquer les tu très, s,.ut pour la plupart de malhonnéti qui, de peur qu'on ose !«• ii i montrer ouvertement le

mépris qu'on a pour en rcenl <le couvrir de

quetques affaires d bonne m- I infamie de leur vi< entière. Tel fait uiicfi.nl ci se présente mu "ur avoir

le droit de se cacher le reste desevi I. raicouraa plus de constance et m oins d'empressement; il est toujours ee qu'il doH èlre , il ne faut m l'est il. r ni le i etenil : I iiouime de bien le porte partout avec lui; au combat, contre l'ennemi; dans un cercle, en faveur des ebsena eL de la vérité; dans son lit, contre les attaques .le la douleur et de la mort. La force de l'Ame qui l'inspire < si d'usage dans tous les temps : elle met toujours la vertu au-dessus des événemens, et ne consiste pas à se battre, mais à ne i ien craindre (i).

J. J. Rousm

Le Suicide

Tu veux cesser de vivre : niais je voudrait bien savoil

i tu .is . ommem é. Quoi ! fus tu plat é sur L Marre poui n'y rien i.oi. Le Ciel ne t impose t il point ave< la vie une tâche poui La remplit .' Si lu as fait ta journée avant

le soir, repose-loi le reste du jour, tu le peux: mac. voyons ton ouvrage. Quelle réponse tiens- tu pr^te au

Juge suprême qui te demandera compte de ton tem,

(i) Vojei les Leçons Latine t modernei , raétne sujet.

Ml l'IMI < I loi I

rat an mil. M

ilriil I

qu'ut m/V 1)1 i

puii linr

I ri l<- j>l m ■ (• M*

Moi; \i i RELIGTE DSI

Le suicide est onc morl furtûre et boni etl du

\ol f.iii au genre humain. Avant de le quitt loi

( e qu'il a I lit [ r toi. M

inutile an monde. Philosophe d'an joui a tu que

in ueeauraii faire an pas lur ht trouver quelque

devoir à remplir, et que tOOl homme est utile à I huma mt. , par cela seul qu il exî

Jeune m m fond du ccsut le moindre

sentiment de vertu, viens, que je t'apprenne à aimef la fie. Chaque fois (pic tu .seras tinte «1 en sortir, <1 1 > toi mémfl : Qm je fusse encore une bonne action ai'unl r/ur demourlr; puis , va chercher quelque iadigenl ;iir,

quelque informai . quelque opprimé à de

fendre. Si . ette < onssdération te retient aujourd'hui , elle

te retiendra demain , api <kê demain , toute elle

ne te retient pas, meurs, tu n es qu'un méchant.

Le HÉMJ

Les Tombeau \

TÎN tombeau est un monument plare sur les limite

des Av\w mondes. 11 nous présente d'abord la fin vaines inquiétudes de la vie, et l'image d'un éternel

repos ; ensuite il ele\e en nous le sentiment confus d'une

immortalité heureuse, doirl les probabilités augmentent

à mesure mie relui dont il nous rappelle la mémoin • ■te plus vertueux. Cet l.i <pie sefive i ion;

et ie|.i .'si si\rai,(pie, quoiqu'il n'y ait aucune d il renoe entre la eendre de Socrate et celle de Néron, p< i sonne ne voudrait avoir dans ses bosquets cellede I Et

reur romain , quand même elle S€l ut n-iilermee dans une

urne d'argent , et qu il n n i pei sonne qui ne mil celle du philosophe dans le lieu le plus honorable de son appartement , quand «die ne serait «pie dans un vase d ai gile. C est donc par cet instinct intellectuel p<Md

mi nui o i. \i igi i

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4ol MORALï RELIGIEUSE,

poui lesrestesdes objets qui nous ontétéi b< I. 'homme, livré dam cette vaste capitale a une infinité f ■ 1

\ulcs, ne coneerve encan eourenir <!•• ses semblables*

qu'Us sont morts. Ils n'ont d'autres lieux de sépulture que

îles fosse profondes eu l'on préi îpite chaque joui , encune distinction de sexe ni il âge, les femmes, les en

fans, les vieillards , jusqu ;i oc qu'elles s<neni remplies. L'ami ne peut plus reconnelti adres de son ami

dans ces voiries humaines ; il craint même <le s'apprm bel de ces gouffres de la mort d'où s'exhalent sans cesse des vapeurs funestes aux vivans.

Il n'en est pas ainsi chez les Chinois , ce peuple le plus ancien de la terre, parce que son gouvernement fondé Sur les lois de la nature. Leurs lomheaux font un des principaux ornemens des environs de leurs villes. Chaque famille a en propriété une petite portion de terre dans les collines du voisinage. Klle y fait creuser une grotte, où elle dépose avec un respect religieux les corps de ses païens; l'entrée de la grotte est <le<<. ne «le quelques arhres , à l'omhie desquels Se reposent soin eut les voyageurs. Lorsqu'un corps est consumé par le temps et par la chaux, on l'ensevelit Le plus proche parent, vêtu d'une grosse étoffe de chanvre, et ceint d'one corde, vient, à la tète de la famille , en recueillir les ossemens ; il les dépose dans une urne de porcelaine, qu'il place, avec celles de ses ancêtres, dans une chambre particulière de sa maison. C'est là qu'il retrouve Mes ornes pleines de pleurs, suivant l'CMpcessioB de J u\ éual. Il \ voit aussi d'un coup «l'œil ses nombreux aïeux, qui se

sont succédé pendanl plusieurs siècles. Le sentiment

d'une longue antiquité «'si d.iiis sa famille , rumine il est

dans l'Empire, Elle % "ii , ) la suite les uns des autres, les auteurs auxquels elle doit le jour; et, plusieurs (ois par

an, elle invoque, par des sacrifices et des lihation-. leurs esprits qu'elle «toi! retournés dans les lieux; elle

les prie de lui inspirer de bons conseils, el de présidt

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