‹ Leçons françaises de littérature et de morale (volume 3)Chapitre 94 sur 141 · I -our : ma · texte numérisé non relu

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On m'a Lien reproché oel embrasement du temple d'Ephète; toute la Grèce en a fait beaucoup «le bruit;

mais en vérité cela est pitoyable ; on ne juge guère sainement des choses.

DÉMÉTRIUS

Je suis d'avis que vous vous plaigniez de l'injustice qu'on vous a faite de détester une si belle action, et de la loi par laquelle les Ephésiens défendirent que l'on prononçât jamais le nom d'Erostrate.

ÉROSTRATE

Je n'ai pas du moins sujet de me plaindre de l'effet de cette loi ; car les Ephésiens furent de bonnes gens, qui ne s'aperçurent pas que défendre de prononcer un nom , c'était l'immortaliser. Mais leur loi même sur quoi étaitelle fondée? J'avais une envie démesurée de faire parler de moi, et je brûlai leur temple. Ne devaient-ils pas se tenir bien heureux que mon ambition ne leur coûtât pas davantage? on ne les en pouvait quitter a meilleur marché. Un autre aurait peut-être ruiné toute la ville et tout leur Etat.

DÉMÉTRIUS

On dirait, à vous entendre, que vous étiez en droit de ne rien épargner pour faire parler de vous , et que 1 on doit compter pour des grâces les maux que vous n'avez pas faits.

ÉROSTRATE

Il est facile de vous prouver le droit que j'avais de brûlerie temple d'Ephèse. Pourquoi Tavait-ou bâti avec tant d'ait et ib- magnificence .' Le dessein de Tarclnt- < te n'était-il pas de faire çtvre son nom?

DÉMÉTRIUS

Apparemment*

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