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>>i le Roi ne le méritait pas, la France entier» l< tait; la dignité même de la couronne , dont vous' un des héritiers, le méritait. Vous vus dévies I même d'épargner la France* dent roui pou un
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Hrl>icn, j'.ii ii.ii, ji- l'avocv ns-iii pas <
bien les meilleurs cœurs ont de peine a r< leui
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BAYARD
Je le tais bien : mais lé vrai courage consiste
Si \ nus i onn.iisMv. \ <>|i | taule , 1 1 à I ■ K-VQUsds la répS Pour moi , je nirui s , et je VOUS trouve plus à plaindre dans vos prospérités que moi dans mas lovnTrai Quand L'Empereur, ne vous tromperait pas, quand même il m. us donnerait sasasui en mariage) et qu'il partagerait la Fr.uii c arec roui) il a'efiacerail poim là taeha^ui déshonore votre vie. Le Connétable de Bon ri ion rebelle l ah , quelle honte! Ecoutai Bayard mourant cocameilavécu, et ne < easant de dire la vérité.
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Apkfs plusieurs jours de marche incertaine, Œdipe et sa pieuse fille parvinrent au pied «lu Cythéron. Cette
montagne est traversée j>.u Imis imites également '
quentées : l'une conduit aux xi^urs célèbres «!«' la
IMitx iile , et l'élève , pai une i > « ■ r 1 1 «.• insensible , jusqu'aux
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ondes tumultueuses ; un précipice est à votre droite , un rocher menaçant à votre gauche. Nous voici près des dfux chênes : ils protègent de leuromlne une fontaine qui s'écoule en fili'ts d'argent : le chemin tourne avec rapidité, et, au bout de l'horizon, je vois les remparts de Tlièbes. — Tu vois la ville de Cadmus, ô ma fille ! je la voyais aussi; et j'étais bien loin de croire que j'allais m'emparcr de sa fatale couronne. Hé bien , arrêtonsnous. C'est ici! oui, c'est ici, je le sens! dis-moi, l'ombre de Laïus n'est-elle pas assise sur le rocher? — Non, répondit Antigone, l'ombre de Laïus n'est point assise sur le rocher. — Ah ! je la vois ! reprenait GEdipe, je la vois! grande, terrible ! une large blessure: des torrens de sang qui en découlent : ses gardes fuient : il est étendu sur son char : ses mains défaillantes abandonnent les rênes : un son qui se forme en vain dans sa poitrine, et qui ne peut devenir une
parole articulée sur ses lèvres mourantes Dieux ! il
a reconnu son fils! visage auguste, pourquoi es-tu sur moi ? tes yeux lancent des éclairs. Toutes mes pensées se troublent. Ombre vénérable, si tu n'es pas vengée par toute une vie remplie de trouble, si tu n'es pas vengée par cet excès d'infortune et de misère où je me suis précipité, sois-le du moins par tout ce que je souffre en cet instant. Laisse tomber un regard sur mon Antigone : elle est innocente, et elle implore mon pardon. Mon Antigone, viens dans mon sein; entoure-moi de tes bras, fille chérie , je me mets sous ta protection. Ah ! prie pour moi le Ciel! prie le grand Jupiter ! prie les Muses, consolatrices des hommes ! terribles Euménides, laissez-moi ! nulle puissance ne vous est donnée sur la vertu douce et modeste ; et Antigone m'enveloppe de ses embrassemens. Je sens ses larmes qui inondent ma poitrine. Ses lèvres pressent sur mon front mes cheveux blanchis avant le temps. ■
Ainsi disait Œdipe. Antigone consolait son père par
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pouvons lien COUtTC la volonté dei Diou\. llelx$! j
laisse seule sur la terre: je no puis te confier ni à tes frères barbares, ni à la faible Ismone, ni à Créon , qu'une secrète ambition dërore, ni môme à son généreux fils. Tu ne trouveras d'appui qu'en toi-même, dans ton innocence et ta vertu. Antigone, tu iras trouver Thésée. Le héros d'Athènes est désigné par les Dieux pour protéger les nobles projets que tu pourras encore former. Il se souviendra de l'hospitalité qui nous unit. Ma fille, rendstoi dans L'illustre rite de Minerve, avec le rameau des suppliansj car il faut toujours se conformée à sa fortune. »
La vierge, baignant de larmes les genoux du Roi, n'entend qu'à peine les dernières paroles d'OEdipe: elle ne songe qu'au triste sort de ses frères. Sa propre misère et son délaissement l'occ -upentbien moins que les malheurs dont ils sont menacés ; elle voudrait détourner les funestes effets de la malédiction paternelle : « Mon père, s'écriaitelle , avant que de mourir, pardonnez à mes frères. Les Dieux, n'en doutez pas, ferment l'oreille aux vœux de la bonté et de l'amour, lorsque ces vœux n'embrassent pas tous les enfans. Ah! pardonnez à mes frères, pour que le malheur cesse de s'appesantir sur moi-même.
— Ma fille , reprend Œdipe, pourquoi parler ainsi ? âme sublime d'Antigone, que t'importe le bonheur ou le malheur? n'auras-tu pas toujours la paix delà conscience, les louanges des hommes , et l'amour des Dieux ? Va, ma fille, je t'ai devinée, tu n'as parle de toi qu'à cause de mes malheureux fils. Hélas ! c'est à eux maintenant que tu vas te consacrer. Un seul sentiment aura donc rempli tes jours! ta vie entière n'aura été qu'une vie de devouement et de sacrifices. Non, tant de vertu ne restera pas sans récompense ; ma fille , crois-en les paroles d'OEdipe qui va mourir. Adieu. »
Antigone s'éloigne en pleurant. Bientôt elle entend un bruit effroyable. Le jour paraît s'éteindre ; Seulement quelques éclairs rares , mais prolongés, traversent l'obs-
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