‹ Leçons françaises de littérature et de morale (volume 3)Chapitre 97 sur 141 · LE COR* ETABLI · texte numérisé non relu

LE COR* ETABLI

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5Sa DIALOGUES.

BAYARD

Ce n'est point là ce que je cherche , et je suis content de mourir.

LE CONNETABLE

Qu'as-tu donc? Est-ce que tu ne saurais t<' < on tolei d'avoir été vaincu et fait prisonnier dans la retrait»- de Jioiinivit F Ce n'tst pas ta faute , < 'est la sienne -. les fermée sont journalières. Tfe gloire est assez l>ien établie par tant

de belles actions. Lies impériaux ne pourront jamais oublier cette rigoureuse défense de Mezières contre eux.

BAYARD

Pour moi, je ne puis jamais oublier que vous êtes ce grand Connétable, ce Prince du plus noble sang quHl v ait dans le monde, et qui travaille à déchirer de ses propres mains sa patrie et le royaume de ses fencétret !

LE CONNÉTABLE

Quoi, Bayard , jeté loue, et tu me condamnes! je te plains, et tu m'insultes !

BAYARD

Si vous me plaignez, je vous plains aussi , et je TOUS ti oiive bien plus à plaindre que moi. Je sors de la rie sans tache; je meurs pour mon pays, pour mon Roi,

estime des ennemis de la France, et regrette de tous les bons Français. Mon état est digne d'envie.

LE CONNÉTABLE

Et moi, je suis victorieuxd'un ennemi qui m'a outragé; je me renge de Lui , je le chasse du Milanais ; je fais sentir à toute la France combien elle est malheureuse de m'a-

\ oir perdu , en me poussani .'« bout. Appelles-tu cela être

à plaindre ?

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