LA HOLLANDE
Sur les bords de l'Amstel s'élève une cité, Le temple du commerce et de la liberté , Où d'un peuple opulent l'économie austère De l'or du monde entier semble dépositaire; Pour d'utiles travaux dédaigne les grandeurs, Et parmi, les trésors" a conservé des mœurs. Pierre y porte ses pas ; partout sur son passage , De l'heureuse abondance il aperçoit l'image. Mais nulle part les blés n'y dorent les sillons ; D'innombrables troupeaux ont couvert ces vallons. La génisse erre en paix dans de gras pâturages; Le taureau mugissant bondit s.ir ces rivages ; Le lait, en écumant , y coule à longs ruisseaux ; | Les champs sont divisés par de nombreux canaux Qui, portant la fraîcheur sur leur rive féconde, Promènent lentement les trésors de leur onde; L'orme et le peuplier, qui croissent sans efforts , De leurs rameaux penchés embellissent ces bords; L'azur tremblant des flots répèle leur verdure. Partout un art modeste a paré la nature. Le voyageur charmé laisse de toutes parts Errer autour de luises tranquilles-regards: Balancé mollement sur les barques flottantes, Il fend d'un cours heureux ces campagnes riantes. THOMAS. La Pitrêide, chant de la Hotlaiu!
Dans ces affreux climats où règnenttesdeuxOurscs Où l'Océan, glacé par de plus froids hivers, Est immobile et sourd aux silllements des airs, Où les fleuves six mois s'en fer men t dans leurs sources, Où la nuit, d'un seul voile, embrasse deux saisons, Quand les Lapons sous terre ont creusé leurs maisons, Ils vivent, sont heureux, et chantent sous la glace; Ils savent affronter les climals, et souvent Un fragile traîneau, plus léger que le vent,
Voyez Uc partie, Descriptions, niOmc stii.ctj
DESCRIPTIONS
Fuit, vole, et de la neige effleure la surface, Sans laisser en fuyant une invisible trace. Ces effroyables lieux ont même leur beauté. Souvent, dans les horreurs de cette obscurité , Des rayons du malin la nuit semble parée ; L'aurore, de feux entourée, Loin de son humide séjour, Se lève sans ouvrir la barrière du jour,
Et, dans les cieux quelque temps égarée, Couvre de ses rubis les antres de Borée. Cependant les zéphyrs sortent d'un long sommeil , Kl l'onde blanchissante annonce leur réveil. Le jour, penclantsixmois, ne descend plus sous l'onde; L'horizon tout entier sert de route au soleil ; H semble sur les flots voler autour du monde; L'automne et le printemps confondent leurs trésors, Tant les cieux ont versé de bienfaits sur ces bords ! Tant d'un soin maternel la nature partage Entre tous ses enfants son immense héritage !
buluière. Éiplre à Champfort.