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Des roses et des lis le plus superbe éclat,
Sans la Fable, en nos vers n'aura rien que de plat.
Qu'on y peigne en savant une plante nourrie
Des impures vapeurs d'une plante pourrie;
Le portrait plaira-t-il , s'il n'a pour ornement
Les larmes d'une amante ou le sang d'un amant?
Qu'aura de beau la guerre à moins qu'on ne crayonne
ici le char de Mars, là celui de Bellone,
Que la Victoire vole, et que les grands exploits [voix?
Soient portés en cent lieux par la nymphe aux cent
Qu'ont la terre et la mer, si l'on n'ose décrire Ce qu'il faut de Triions à pousser un navire? Cet empire qu'Ëole a sur les tourbillons, Bacchus sur les coteaux, Cérès sur les sillons? Tous ces vieux ornements, traitez-les d'antiquailles : Moi , si je peins jamais Trianon et Versailles , Les nymphes, malgré vous, danseront alentour, Cent demi-dieux badins leur parleront d'amour; Des satyres cachés les brusques échappées Dans les bras des sylvains feront fuir les napées; Et, si le bal s'ouvrait en ces aimables lieux, J'y ferais, malgré vous , trépigner tous les dieux '.