‹ Leçons françaises de littérature et de moraleChapitre 478 sur 649 · IMPRÉCATIONS DE CAMILLE · texte numérisé non relu

IMPRÉCATIONS DE CAMILLE

Rome, l'unique objet de mon ressentiment! Rome à qui vient ton bras d'immoler mon amant5! Rome qui l'a vu naître, et que ton cœur adore! Rome enfin que je hais, parce qu'elle t'honore! Puissent tous ses voisins, ensemble conjurés, Saper ses fondements encor mal assurés ! Et , si ce n'est assez de toute l'Italie, Que l'Orient contre elle à l'Occident s'allie; Que cent peuples, unis des bouts de l'univers, Passent , pour la détruire, et les monts et les mers ; Qu'elle-même sur soi renverse ses murailles, Et de ses propres mains déchire ses entrailles : Que le courroux du ciel, allumé par mes vœux, Fasse pleuvoir sur elle un déluge de feux!

4 Voyez l'article entier dans I auteur, s Elle s'adresse a son frère Horace qui vient de tuer Cur;acc,sou amant. (N. E.)

DISCOURS

MOI Seule c0fiNEIt|,E. ies *„«*,, act. .V, se V.

IMPRÉCATIONS d'ATHAUE.

Dieu des Juifs, tu l'emportes!

Oue dis-je, souhaiter? je me flatte, j espère

On verra de David l'héritier détestable

Et venger Athalie, Achab eU«tt^ ^^

pÉSESPOm DE D.DON, ET SES IMPRÉCATION CONTRE ÉNÉE.

Ah! barbare! ah '.perfide!

• \,„Wre héros dont le ciel est le guide,

Su sang dont il naquit j'ai dû me défier,

ïnTasIond^r 't ^°oùTe destin t'appelle; pUoiie te déclare une guerre immortelle. £ ™i,nïe héritera de ma haine pour toi : Won peuple uei îieia horreur pour moi.

^ne1^ P uple rTvau^ sur la terre' et sur l'onde,

Quf-', l1°"Z ssent ensemble habiter l'univers;

8U 1,Srffi fureu sans cesse les dévore, Qu une égale tureu^ ^ e;

lîSSSmetlafoi destraités,

El les droits les plus saints elles plus respectes'. Qu'Scttés par mes cris, les enfants de Car hage Jurent dès le berceau de venger mon outrage Et pu ssent en mourant mes derniers succe^eurs . , Sur tes derniers neveux être encor mes vengeurs .

LEFRANC DE POMPIGNAN. DMOtl, SC. OerUHSfC

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