‹ Leçons nouvelles et remarques sur le texte de divers auteursChapitre 1 sur 11 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Ckmdo et compono gwB mox ex^romert poêsim.

HOKACB.

J'ai toujours apprécié beaucoup ces ouvrages où les savants d'autrefois s'appliquaient à recueillir, sous le titre de Variœ lectionesj Adversaria, et autres semblables, leurs corrections de vieux textes, leurs remarques sur des points difficiles d'érudition. Les Turnèbe, les Vettori (Yictorius), les Muret, les Canter,les Barth, les Heinsius (*), estimant que, pour se dire éditeur d'un livre, il ne suffisait pas d'avoir corrigé les épreuves de quelque réimpression, présentaient ainsi, sans grand fracas, le résultat accumulé de leurs lectures, de leurs heureuses rencontres; et, plus tard, quand l'éditeur véritable survenait, il trouvait dans toutes ces réserves dues aux doctes prédécesseurs de quoi compléter ses commentaires et susciter sa critique.

Pourquoi ne ferait-on point pour les auteurs français,

(^) C'est pour ne parler que des anciens que j'omets les noms des grands philologues Madvig et Gobet, très dignes de figurer avec les plus illustres.

qui sont aussi des classiques, ce que Ton a fait si souvent pour les grecs et les latins? Un intéressant et très utile journal périodique, Y Intermédiaire des chercheurs et des curieuXj a montré combien la collaboration de tout un public lettré pouvait éclaircir de sujets restés obscurs; car, comme dit Ausone {Prœfat. Griph.)j Alius dio plura invenire potest : nemo omnia. C'est donc à ce recueil, ou à d'autres du même genre qu'il faut poser les questions à élucider; mais celles, en bien plus grand nombre, que chaque liseur attentif rencontre et résoud lui-même, par suite de recherches ou de simples hasards, celles-là pourraient, ce me semble, trouver place dans des publications littéraires, ou même devenir l'objet de petits volumes spéciaux.

J'en fais Tessai. Non point avec la prétention de donner un exemple, mais un peu avec l'espoir de provoquer un élan.

Que le lecteur veuille bien se montrer indulgent à cette tentative, et qu'il pardonne la brusquerie avec laquelle je vais l'entraîner dans ces exercices de voltige :

Est etenim aurigœ species Vertumnus, et ejus Trajicit cdterno qui levé pondus equo.

(PROPBRCB, IV, n, 35.)

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