SAINT-MAUR DE GLANFEL'IL
une frise inspirée de l'art classique. On en aurait la pi^euve dans certaines sculptures choisies parmi les plus anciennes de Selles-sur- Cher ou Saint-Aignan-sur-Gher. Mais ici ils ne l'ont pas voulu.
Il y a eu dans tous les temps, même aux temps barbares, des gens épris des préjugés et des superstitions classiques. Mais c'est seulement depuis la Renaissance dite du xvi'' siècle, que ces personnes se sont arrogé le droit de diriger les arts et dari'êter le développement national et populaire de nos arts nationaux.
Sur la façade de Saint-Maur de Glanfeuil, est gravé un oiseau à bec crochu. Peut-être, me direzvous, c'est un oiseau quelconque ; c'est une fantaisie d'ouvriers ; cela ne prouve rien; c'est le hasard, c'est une composition enfantine (fig. 26).
Je n'accepte pas cette réponse.
D'où vient cet animal? Quel est le modèle, le type qui a servi à la tracer ? Les fouilles de Gharnay nous le fournissent.
Vous allez voir que cet anima!
est bien connu. \'oulez-vous quelques renseignements certains rela- Fit;. 2(). — Oiseau gravé sur une pierre
tifs à la date où on le voit anna- ''•; '«. <"f'*'^"''*^ '^"^ Saint-Maur de
' ' rilanteuil.
raitre en Occident ?
Les manuscrits à miniatures et à dessins vont nous répondre.
Ms. 316 du fonds de la Reine au Vatican, fol. 13'2 ; titre de la seconde partie du sacramenfaire d'une église de France de l'époque mérovingienne...
La dernière ligne, qui est le commencement du texte, se compose de sept grandes lettres, NOV^ERIT, à forme de perroquets et de poissons. Dans la partie gauche de la page une grande croix entourée de trois perroquets'.
« L'origine de bijoux portant la représentation de l'oiseau à bec crochu, dit AL de Baye ^, rencontrés dans les sépultures barbares
1. Mémoire sur d'anciens sacramenlaires, par M. Léopold Delisle.